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Marc Jamin, conseiller à l'AFE

Publié le par FrançaisduMonde.adfe.conesud

Octobre 2010

 

La fonction d’un conseiller AFE est loin d’être de tout repos. Voici les différentes visites et présence de notre conseiller, M.Marc Jamin entre janvier et juillet 2010.

Depuis, la liste s’est déjà allongée. A cela, il faut rajouter une permanence hebdomadaire au Consulat de Buenos Aires et les réponses à de nombreux courriers.

 

14 janvier visite de la « Jeanne d’Arc ».

 

21 janvier : déjeuner à l’ambassade pour parler de la situation actuelle de l’Argentine avec Mme Michèle Goupil (Conseillère AFE), M.l’Ambassadeur, M.Le Consul général et le premier Conseiller de l’ambassade.

 

27 janvier : réunion des membres de Français du monde-ADFE au Sénat à Paris afin de parler de l’avenir de l’AFE.

 

28 janvier : participation au Conseil d’administration de Français du monde-ADFE et préparation de l’assemblée plénière de l’AFE.

 

1er au 6 février : participation à l’assemblée plénière de l’AFE à Paris

 

16 mars participation au Conseil d’établissement du lycée Jean Mermoz

 

18 mars : voyage au Paraguay, rencontre avec M. l’Ambassadeur de France au Paraguay et la sénatrice J. Garriaud Maylam. Inauguration du théâtre « Molière » à Asuncion.

 

25-26 mars réunion avec les Consuls honoraires d’Argentine ; réunion du Conseil de sécurité pour l’Argentine.

 

29 mars : préparation de la 2nde commission locale des bourses scolaires (CLB) avec Mme Goupil et les proviseurs du Lycée et du Collège.

 

31 mars : 2nde CLB pour Buenos Aires

 

10 au 12 avril : voyage au Chili

 

10 avril : -réunion à l’ambassade de France avec Mme C.Kammermann, les conseillers de l’ambassade ;

               -visite au foyer français

               -soirée solidarité pour « pompe France »

 

11 avril : voyage à Concepcion pour visiter les lieux sinistrés par le tremblement de terre du

27 février, les camps de réfugiés, le lycée français de Concepcion et la caserne détruite de « Pompe France ».

 

12 avril : réunion avec M.Bourguignat président de la section locale de Santiago de Français du Monde-ADFE

 

15 et 16 avril : voyage à Montevideo :

- Réunion consulaire pour l’attribution des aides de l’ONAC.

- 2nde CLB.

 

20 avril : voyage à Asuncion (Paraguay)

- 1ère CLB.

- Réunion avec Franck Dutertre possible futur adhérent pour le Paraguay

 

25 avril. réunion de la section locale de Français du Monde-ADFE de Buenos Aires

 

8 mai : commémoration du 8 mai 1945 au club des Aciens combattants en présence de M.l’Ambassadeur.

 

18 mai : conseil d’établissement au Collège franco-argentin de Martinez (Buenos Aires)    

 

7 juin : obsèques de Miguel Iriart, président des Anciens combattants.

 

10 juin : déjeuner de travail avec les membres du bureau de la section locale de Français du Monde-ADFE de Buenos Aires.

 

18 juin : commémoration de l’Appel du 18 juin de Charles de Gaulle à bord du « Chevalier Paul ». Réception à l’ambassade.

 

3 juillet : participation au dîner offert par les « Gadzarts » à Buenos Aires.

 

7 juillet : réunion au Consulat d’attribution des secours de l’ONAC

Juillet 2010

Visite au Chili dans la région sinistrée par le tremblement de terre 

En ma qualité de conseiller élu à l’assemblée des Français de l’étranger (AFE) représentant l’association « Français du Monde-ADFE » pour la région du cône Sud (Argentine, Chili, Paraguay et Uruguay), j’ai été invité par la section locale de Français du Monde-ADFE du Chili à participer à une soirée de bienfaisance à la caserne des pompiers « Pompe 4 de Santiago ». Cette soirée de solidarité des « Cœurs Français pour le Chili » avait pour objet de recueillir des fonds pour reconstruire la caserne « Pompe France » de Concepción (ville située a environ 500 km au sud de Santiago), entièrement détruite par le séisme du mois de février dernier.

A cette occasion, diverses associations françaises du Chili s’étaient regroupées afin d’organiser cet événement : Français du Monde-ADFE, l’association franco-chilienne des « professionnels », la chambre de commerce franco-chilienne, l’Union des Français du Chili, la corporation d’Amitié franco-chilienne, la corporation de bienfaisance « Aide française »,  les Dames françaises de bienfaisance, Santiago accueil et la « 4èmeCompagnie Pompe-France de Santiago ».

Etaient présents à cette soirée, la sénatrice Christiane Kammermann, les trois Conseillers AFE du Cône Sud et le 1er Conseiller de l’ambassade de France.

Au programme : les hymnes chiliens et français chantés par les pompiers de la 4ème Compagnie suivi d’un numéro de magie effectué par Claire PERRINE. Puis des airs d’opéra chantés par Claudio FERNANDEZ ARAYA et Pamela FLORES de l’Opéra de Santiago. Ensuite des chansons interprétées Isabel ALDUNATE.

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                                                                               Pompiers de la 4ème compagnie 

De nombreux cadeaux des entreprises locales ont été tirés au sort. La soirée se termina par une vente aux enchères de plusieurs tableaux donnés par des artistes chiliens.

Le lendemain matin, nous nous sommes déplacés à Concepción, une des villes les plus atteintes par le séisme et le raz de marée.

Michel Bourguignat,  président de la section de Santiago de Français du Monde-ADFE, m’avait organisé un parcours dans la zone sinistrée. Bernardo Benjamin Chau, membre de l’ONG « CEPAS » dont l’une des crèches avait été complètement détruite par le tremblement, me servait de guide.

Mon intérêt était de visiter les lieux où étaient réfugiés les habitants des villages de pêcheurs de la côte anéantie par le raz de marée. Ces pauvres gens étaient installés dans une zone de forêt débroussaillée par l’armée dans laquelle se trouvaient plusieurs camps éloignés de quelques centaines de mètres les uns des autres. Ils vivaient dans des petites baraques de fortune, construites avec des morceaux de tôle, des planches et des toiles, les unes à côté des autres, sans installations sanitaires.

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                                                                               Vue partielle du camp des réfugiés

De nombreuses voitures arrivaient, chargées de vêtements et de nourriture. Des particuliers, des ONG, des religieux de différentes confessions qui se mobilisent et apportent de quoi faire vivre les sinistrés jusqu’à ce que le gouvernement chilien les prenne en main et leur donne un nouveau toit et un emploi.

Nous nous sommes réunis autour d’une grande table avec une vingtaine de personnes pour parler de leur avenir. Ils habitaient tous sur la côte, dans trois petits villages de pêcheurs établis sur des terres appartenant à l’armée. Les modestes maisons ont résisté aux tremblements pourtant, quand ils ont vu la mer se retirer, leur vieil instinct leur a dit qu’ils devaient tout laisser et fuir vers les hauteurs le plus rapidement possible. Fort heureusement, il n’y a pas de victime à déplorer mais ils ont tout perdu : maisons, vêtements, meubles, souvenirs…tout.

Comme les camps se trouvent très éloignés de Concepción et de Talcahuano, ils ne peuvent pas être écoutés par les médias et à leur avis, ils seront les derniers à recevoir l’aide si attendue. Le gouvernement leur a promis des « media aguas », sortes de petites maisons préfabriquées en bois. Mais pour le moment il y a trop de questions sans réponses. Où iront-ils ? L’armée ne les laisse plus retourner sur la côte où ils ont toujours vécu sous prétexte que c’est trop dangereux. Que feront-ils ? Ils ont perdu leur travail de pêcheur mais aussi leurs barques et leurs filets. Ils espèrent pouvoir se reclasser dans d’autres activités et plus spécialement dans la reconstruction qui demandera beaucoup de main d’œuvre.

Il reste peu de temps pour trouver des solutions car la saison des pluies va commencer ainsi que l’hiver qui est rigoureux dans cette région.

Nous sommes descendus ensuite vers la côte pour voir les restes des villages. Toutes ces petites maisons en bois sont démolies : certaines ont été emportées vers la mer, d’autres déplacées par les vagues à une dizaine de mètres de hauteur, ou bien renversées, broyées, triturées. Un paysage dantesque. Quelques personnes recherchent parmi ces restes ce qui peut encore servir.

                                                       caleta Tumbes 3

                                                                                     Les effets du raz-de-marée

Il nous faut rentrer à Concepción pour visiter le lycée français. En traversant la ville, on peut apprécier l’intensité du désastre. Aucun quartier n’est épargné. Ce sont surtout les constructions les plus anciennes et modestes qui sont les plus atteintes : toitures effondrées, murs abattus ou sérieusement endommagés. En plein centre ville, une construction de plus de dix étages s’est cassée en deux. L’immeuble de l’Alliance française a subi des dommages structuraux. Irrécupérable, il sera démoli. Un des ponts qui traverse la ville s’est écroulé comme un jeu de dominos.

Accueillis par M. Guerrand, directeur de l’école primaire, nous parcourons le lycée Charles de Gaulle avec l’Ambassadrice de France Mme Maryse Bossière, la sénatrice Mme Christiane Kammermann, le Consul de France M. Frédérick Schmutz et les trois conseillers AFE. La construction a très bien résisté aux secousses. Sa structure est restée intacte. On aperçoit quelques fêlures tout de même dans certains murs et ainsi que les vitres des fenêtres du dernier étage ont été détruites. Les travaux de réparation ont déjà commencé afin de pouvoir reprendre les cours au plus vite.

Une vingtaine de personnes de la communauté française de Conception nous attend dans une grande salle. L’Ambassadrice leur présente Mme Kammermann ; cette dernière expliquant ce qu’est l’AFE, le rôle de ses conseillers et l’importance des débats lors des réunions plénières.

Pour terminer la journée, nous nous déplaçons vers les « restes » de la Pompe France de Concepción. Je dis bien « les restes » car la caserne a été entièrement détruite. Les pompiers volontaires n’ont pu sauver que leurs deux camions et une partie de leurs vêtements.

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                                                                    Les restes de la caserne des pompiers à Concepcion

Une haie d’honneur en uniforme accueille notre délégation. Après avoir chanté la Marseillaise, nous nous réunissons dans des locaux voisins cédés temporairement afin qu’ils puissent continuer leur travail ; « Pompe France » étant l’unique caserne de la ville. Le chef des pompiers nous informe que ses volontaires ne baissent pas les bras : ils ont la ferme volonté de reconstruire leur site pour continuer à servir la communauté.

camara-mama-111.jpg                                     Lors de la cérémonie à Concepcion, à gauche, Mme Kammermann, à droite, Mme Bossière

 

Marc Jamin

Conseiller AFE dans la circonscription du cône sud

Publié dans Archives

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...voter depuis l'étranger ?

Publié le par FrançaisduMonde.adfe.conesud

Tout savoir pour voter quand on habite à l'étranger. C'est très facile. il vous suffit de cliquer sur le lien suivant et de vous laisser guider.

 

Télécharger le formulaire en cliquant sur:

http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F16904.xhtml

 

 

Sources:service public

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L’heure des bilans

Publié le par FrançaisduMonde.adfe.conesud

 

 

 

   Les récentes élections concernant l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) ont conclu la fin d’un cycle pour la section de Buenos Aires de Français du monde-ADFE.

 

   Pour comprendre le chemin parcouru, il faut revenir à quelques années en arrière.

   En 2003, à la suite du précédent scrutin « AFE », le bilan de l’ADFE à Buenos Aires était calamiteux. Avec un total de votes inférieur à 17% dans la circonscription du Cône sud nous perdions le siège de Conseiller à l’AFE, et, un malheur n’arrive jamais seul, la section de l’ADFE de Buenos Aires disparaissait.

 

   Lorsqu’à cette époque, quelques obstinés décidèrent de faire revivre l’ADFE à Buenos Aires en reprenant tout à zéro, trois objectifs très clairs et très précis se profilaient devant eux:

1)      recréer une section digne de ce nom;

2)      marquer notre présence à Buenos Aires au sein de la communauté française en revendiquant notre position politique à gauche ;

3)      travailler tout de suite dans le but de récupérer en 2009 le siège de Conseiller perdu.

 

   Les défis étaient énormes.

 

   Nous ne referons pas ici l’historique du chemin parcouru mais insisterons seulement sur quelques faits incontestables.

   Actuellement, et avec une croissance continue depuis 2003, la section Français du Monde-ADFE de Buenos Aires compte vingt-six membres, de nouveaux statuts ont été écrits, elle possède son logo propre, ses diverses activités sont recensées dans un blog de Français du Monde pour la section du cône sud.

Notre section est présente dans les diverses réunions consulaires et d’ambassade officielles (bourses scolaires, aide sociale, formation et emploi…). Nous avons organisé diverses réunions d’ordre politique ; nous avons participé également à des activités festives ; en juin 2008, nous avons reçu Mme Monique Cerisier ben Guiga, sénateur du Parti socialiste français représentant les Français hors de France au siège du PS argentin et tout récemment, nous avons accueilli M. François Nicoullaud, actuel président de notre association. Enfin, une permanence consulaire fut inaugurée en 2007 par la regrettée Odette Reca.

   Et, en obtenant 29,98% des suffrages lors des élections pour l’AFE le 7 juin dernier, Français du Monde –ADFE récupère le siège perdu en 2003.

 

   Ces succès sont dus à la persévérance de tous. Chacun a pu, à sa manière, contribuer à reconstruire un édifice dont la réussite était, au départ, loin d’être évidente.

   Nous avons eu également la chance de trouver un candidat idéal pour nous  représenter aux élections en la personne de Marc Jamin lequel, grâce à la notoriété de son parcours professionnel en Argentine et une campagne remarquable, a pu récolter les votes nécessaires à son élection.

 

   Nous n’avons guère de temps pour profiter de ce triple succès car déjà, d’autres défis nous attendent.

   Dès maintenant, un nouveau bureau doit être désigné, les statuts devront être légèrement modifiés en accord avec l’évolution de notre association et nous devons dès maintenant commencer à travailler pour conserver ce siège si chèrement acquis afin que la Gauche démocratique puisse continuer à avoir son mot à dire dans notre circonscription.

   Ceci ne passe que par une forte implication de notre part envers nos concitoyens français à Buenos Aires et en Argentine. Ce vote nous donne une représentativité et une légitimité plus fortes ce qui nous permettra d’agir plus et mieux.   

 

   Nous sommes fiers du chemin accompli et impatients de continuer notre route.

 

 

Les membres du bureau sortant de la section Français de Monde-ADFE de Buenos Aires

                                                                                                                                  

 

Juin 2009

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Message de M.Marc Jamin

Publié le par FrançaisduMonde.adfe.conesud

Chers amis,

   Après une campagne électorale longue et épuisante, les Français du cône sud ont élu un Conseiller de "Français du Monde - ADFE " pour les représenter à l'Assemblée des Français de l’Étranger.
   Cette victoire est le résultat d'un travail collectif de tous les membres de nos sections du Chili, d'Uruguay et d'Argentine pendant ces derniers mois.
   Je remercie non seulement ceux et celles qui ont intégré notre liste mais aussi nos adhérents et sympathisants qui nous ont accompagné, soutenu et nous ont prouvé qu'il était possible de récupérer une place de Conseiller.
   J'espère pouvoir rendre visite, avant l'assemblée, à chacune de nos sections pour vous remercier personnellement et analyser ensemble nos projets.

Très cordialement

Marc JAMIN
 

Publié dans Elections consulaires

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Biland des élections consulaires 2009 par Richard Yung

Publié le par FrançaisduMonde.adfe.conesud

Le 7 juin ont eu lieu les élections européennes et celles des conseillers à l’Assemblée des Français de l’Étranger (AFE). Les enseignements que j’en tire, à titre personnel, sont les suivants :
Le renouvellement de la moitié de l’AFE, quoique concernant la moitié du monde, est une élection locale. Elle s’apparente aux élections du conseil général en France, certes avec des orientations politiques mais aussi le choix des hommes et des femmes les plus capables.
Les taux de participation restent très faibles quoique le vote par correspondance et le vote Internet soient autorisés. Le résultat montre une progression de Français du Monde – ADFE (FdM – ADFE) avec 25 élus pour 20 sortants Elle se développe dans plusieurs pays d’où elle était absente et se renouvelle en profondeur avec 13 conseillères (8 sortantes) et 17 nouveaux élus (8 anciens réélus).
Au total le nombre de conseillers FdM – ADFE passe de 51 à 56 sur un total de 155 : il reste donc encore de la marge pour devenir majoritaire, ce qui reste notre ambition.
La capacité d’une assemblée élue à changer de majorité doit être comprise comme une marque de démocratie. En attendant, il est encourageant de voir qu’à chaque scrutin la gauche progresse de plusieurs sièges dans un vote marqué par les positions locales, la notabilité et les réseaux d’affaires. 

[Je proposerai une (...) réforme : rendre aux Français à l’étranger leur droit de vote aux européennes.

(...)
Richard YUNG

Publié dans Elections consulaires

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Un vote sanction

Publié le par FrançaisduMonde.adfe.conesud

   Les Français établis en Afrique et dans les Amériques qui ont voté à gauche aux présidentielles de 2007 ont l'occasion de s'exprimer à nouveau pour élire 79 conseillers des Français de l'étranger. Ils ont toutes les raisons de rester fidèles à leur geste d'il y a deux ans, et même d'être rejoints par d'autres.

Des promesses de campagne du Président, de la République, celle qui s'applique hors de France avec le plus de vigueur est la réduction des moyens de l'Etat, qu'il s'agisse de crédits ou de personnels. Que tout ceci s'habille d'un discours de réforme, nous expliquant que le ministère des Affaires étrangères "doit se transformer pour entrer dans le XXIème siècle" ne trompe personne. Il entre dans le nouveau siècle comme une administration affaiblie, estropiée, aux troupes désemparées.

Et la gratuité des frais de scolarité offerte à un petit nombre de familles françaises dont les enfants sont lycéens n'a rien non plus pour apaiser le plus grand nombre. D'abord parce que l'on sait très bien que cette mesure, annoncée par Nicolas Sarkozy comme devant s'étendre à l'ensemble des classes jusqu’à la maternelle, n'ira pas, compte tenu de son coût, au-delà des trois classes du lycée. Ensuite parce qu'en raison de l'état des finances de l'Etat français, tout s'organise pour transférer le coût de cette mesure sur les autres familles, françaises et étrangères.

Avec la hausse accélérée des frais de scolarité dans tous nos établissements à travers le monde, avec l'arrivée prochaine d'une taxe additionnelle de 6% ou de 2%, nos établissements deviennent de moins en moins accessibles aux familles étrangères à revenus moyens traditionnellement tournées vers la France. De plus en plus, ce sont les enfants d'une bourgeoisie d'argent qui nous arrivent, dont les parents achètent "l'éducation à la française " comme le meilleur et le plus chic produit sur le marché, avant de leur payer l'université américaine…
Est-ce bien ce que
nous voulons ? 
Pendant ce temps, rien n'est fait pour élargir l'accès de la caisse de sécurité sociale des Français de l'étranger aux plus faibles : avec ses 160 000 bénéficiaires, elle ne couvre toujours que 12 % de nos compatriotes enregistrés dans nos consulats. Or dans le même temps, les aides consulaires diminuent, et avec l'arrivée prochaine des "pôles consulaires régionaux", nos consulats vont encore s'éloigner de leurs administrés.

Est-ce cela la priorité promise aux Français de l'étranger ? Si faible que soit la voix des Français hors de France, l'occasion s'offre d'infliger au Gouvernement un vote sanction.
Ne passons pas à côté.
Le bureau national Français du monde-ADFE

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Une journée réussie

Publié le par FrançaisduMonde.adfe.conesud

  Samedi 31 mai, à l’invitation des sections de Buenos Aires de FDM-ADFE et du Parti socialiste français, une quarantaine de personnes ont bravé le froid pour se retrouver au siège du Parti socialiste argentin afin d’accueillir, écouter et échanger quelques propos avec Mme Monique Cerisier Ben Guiga, sénatrice des Français à l’étranger de passage en Argentine.

   Ambiance détendue, autour des traditionnelles « empanadas », de sandwichs bien typiques de l’Argentine et d’un bon vin, mais assemblée attentive. Mme Ben Guiga n’a pas manqué de souligner l’importance de ce type de réunion d’autant que la qualité des personnes présentes témoignaient de la richesse et la diversité de notre communauté : délégué à l’AFE, personnel des services culturels ou consulaires, journalistes, enseignants, commerçants, artisans, artistes…

   Répondant aux nombreuses questions, Mme Ben Guiga a fait un tour d’horizon général de la situation des Français à l’Etranger sous la présidence Sarkozy avec toutes les craintes que cela suscite pour les gens de la gauche : politique consulaire et de l’Agence pour l’enseignement du français à l’étranger, sur fond de restriction budgétaire, réflexion concernant les Français d’Argentine, situations plus personnelles, difficultés rencontrées au quotidien par nos compatriotes, Beaucoup de sujets furent évoqués !

   Au sujet des futures élections pour l’Assemblée des Français à l’étranger prévues en 2009, Mme la Sénatrice a insisté sur l’importance de mobiliser le maximum de personnes pour aller voter.

   A la fin de cette réunion chaleureuse, Mme Ben Guiga n’a pas manqué d’insister sur la réussite de cette rencontre ce qui montrait bien qu’il était possible de mobiliser les gens de gauche et que ce nouvel élan donné ne devait aucunement s’arrêter là.

   Signe de succès de cette journée ? Les promesses d’adhésion émises par de nombreuses personnes et qui, nous l’espérons, deviendront réalité d’ici deux mois.

 

Section FDM-ADFE de Buenos Aires

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La section Fdm-ADFE à Buenos Aires

Publié le par FrançaisduMonde.adfe.conesud

Alors qu’elle avait disparu en 2003 après les élections relatives à l’Assemblée des Français à l’étranger,  la section locale de Français du Monde-Association démocratique des Français à l’étranger (FDM-ADFE) est de retour à Buenos Aires.

 

Cette association, née en 1980, fut composée par des personnes qui ne souhaitaient pas adhérer à la seule association représentative des Français à l’étranger qui existait alors. C’est ainsi qu’ils décidèrent, soutenus par des membres du Parti socialiste, de créer une association plus proche de leurs idées.

Néanmoins, FDM-ADFE ne se présente pas à travers un seul parti mais plutôt dans la mouvance de gauche. Indépendante et pluraliste, elle se base sur quelques principes clairs: démocratie, solidarité, justice sociale, tolérance et transparence.

Présente actuellement dans plus de 90 pays, elle se bat pour que les Français de l'étranger soient traités comme des Français à part entière.

 

La progression de la section locale FDM-ADFE de Buenos Aires est très vive puisqu’elle n’a cessé de voir le nombre de ses adhérents augmenter depuis 2003.

 

Ce dynamisme nous a permis de marquer à nouveau notre  présence tant dans les différentes réunions officielles consulaires dont la commission des bourses scolaires et les comités pour la protection et l’action sociale que dans l’organisation de réunions sur des thèmes divers comme les dernières élections en Argentine et en France.

 

Nous sommes désireux, maintenant, de franchir un nouveau pas.

C’est-à-dire accueillir de nouveaux adhérents ou de nouveaux sympathisants afin de donner à notre section plus de force et de richesse, de gagner en vitalité et en diversité. C’est dans cette optique que nous venons d’ouvrir ce site. Au fil des semaines, il se verra enrichi d’informations diverses susceptibles de vous intéresser et de vous aider au mieux dans votre vie quotidienne en Argentine et à Buenos Aires.

 

N’hésitez pas à nous contacter pour vous informer, pour nous rejoindre.

 

Pour les membres du bureau de la section locale de Buenos Aires,

 

Josiane Thierry

Présidente de la section locale FDM-ADFE de Buenos Aires

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Fête du 14 juillet : un retour aux privilèges ?

Publié le par FrançaisduMonde.adfe.conesud

    On le sait, la décision des autorités françaises de ne pas ouvrir les portes de l’ambassade à toute la communauté française à l’occasion des festivités du 14 juillet a provoqué force émois et réactions de la part de nombreuses personnes ; réactions que nous avons pu lire dans la presse francophone locale. Une fois les colères apaisées, il nous semble nécessaire de réfléchir sur la portée symbolique de cette décision laquelle, de notre point de vue, dépasse de loin la raison officielle qui a été avancée.

 

   En effet, l’argumentation est des plus simples : « Les caisses sont vides. », c’est M.Sarkozy qui l’a dit; alors il faut se serrer la ceinture.

   Parmi les choix d’économie, la traditionnelle réception à l’ambassade pour le 14 juillet en a donc fait… les frais si bien qu’un quota correspondant à un nombre de personnes précis a été décidé par les services de l’ambassade. La « sélection » de ce contingent s’est effectuée à partir de personnes considérées comme « représentatives » de notre communauté.

   Voilà pour les faits.

 

   Cette décision est-elle justifiable ? A notre avis non et ce pour plusieurs raisons.

  Le 14 juillet est l’occasion de réunir tous les Français autour d’un évènement qui nous appartient à tous. Hautement symbolique, ce moment solennel représente l’union d’un peuple avec son pays ; cette date forge notre identité en tant que nation.

   En France, il y a le traditionnel défilé du 14 juillet, sans oublier la fête avec les bals et les feux d’artifice. A l’étranger, la coutume veut qu’à l’occasion du 14 juillet l’ambassade ouvre ses portes. Pendant une heure ou deux, on vient boire un peu de champagne, manger des petits fours, écouter des airs du pays joués par un orchestre-fanfare au style un peu désuet, saluer les représentants officiels de notre pays en Argentine, voir des têtes connues, retrouver, et c’est peut-être l’élément finalement le plus important, de vieilles connaissances ; c’est l’occasion de se voir un peu, d’échanger des nouvelles. Bref, de sentir, pendant ce laps de temps, notre pays sous un air de fête. Tout cela dans une ambiance bon enfant. Nous ne saurions dire combien ce moment est important pour beaucoup d’entre nous. Nous pensons tout particulièrement à toutes celles et tous ceux qui ne sont plus revenus au pays depuis longtemps. Ainsi, et ce quelles que soient les raisons évoquées, la décision de limiter l’entrée à l’ambassade prive beaucoup de Français d’un moment festif affectivement important. Voilà pour la première erreur.

   Ensuite, l’Etat faillit à sa mission de gardien de la mémoire, de ce qui structure notre nation. Lorsque M.Kouchner dit que « Le 14 juillet est un moment privilégié. », ou que le même M.Sarkozy qui considérait en 2007 que « le 14 juillet, ce doit être une fête souvenir mais aussi une fête populaire », on voit bien que ces belles et fortes paroles ne sont guère suivies d’effet et qu’il serait préférable de ne pas dire ce genre de choses quand on n’est pas capable de les tenir. D’autant qu’au même moment, on incite les associations françaises à organiser le plus possible d’événements permettant justement de créer des liens entre les membres de notre communauté. Les autorités françaises ne sont plus à une contradiction près.

   Mais, non seulement notre administration se ferme à certains, en plus elle sélectionne. Ce quota, élaboré à partir de ceux qui jouent un rôle dans la communauté française, ceux qui sont actifs, les forces vives, met de côté les autres qui, après une vie bien remplie, faite de travail et de labeur, s’entendent dire qu’ils ne servent plus à rien parce qu’ils sont trop vieux. C’est ce qu’on appelle le don de la reconnaissance dû aux efforts faits pour son pays. On peut imaginer ce qu’ils ont dû ressentir au fond d’eux-mêmes.

 

   On ne peut critiquer objectivement ce désir de dépenser au mieux les deniers de l’Etat. Mais le choix ici est-il le bon ? Peut-être que les festivités du 14 juillet auraient pu être traitées différemment : on aurait pu dire c’est une fête de tous les Français, donc on ne touche pas à ce rendez-vous hautement symbolique et rassembleur mais cela ne nous empêche pas de faire tout de même quelques tailles budgétaires quant à l’organisation de cet évènement ; ou alors puisqu’il faut serrer le budget, on ne fait pas de fête du tout ! C’est pour tout le monde ou pour personne, ainsi, on ne reste pas dans cette sensation d’entre-deux où on fait quand même la réception mais avec « les meilleurs ». Ou alors tout simplement, on décide de faire des économies ailleurs.

 

   Car en effet, et c’est peut-être là ou cela fait le plus mal, cette décision vient au moment ou nous avons l’étrange sensation que nos instances dirigeantes se désintéressent d’une certaine partie de sa population ou, tout du moins, ne prêtent pas la même attention à tous.

   On peut mettre facilement en parallèle les 13 et 14 juillet qui viennent de se dérouler à Paris où se retrouvèrent une multitude de chefs d’Etat pour célébrer l’Union pour la Méditerranée. Il est fort probable qu’à cette occasion on n’a pas trop dû penser à rogner sur les dépenses. Et puis que dire des 172% que le chef de l’Etat s’est généreusement octroyés comme augmentation de traitement ? Quand on parle d’économies, cette appréciation salariale n’apparaît-elle pas purement et simplement scandaleuse ? On peut en effet trouver d’autres décisions qui montrent un même désir de sélectionner. Ainsi, la traditionnelle « garden-party » de l’Elysée n’est-elle plus ouverte qu’aux seuls « Français méritants » ce qui a permis de réduire le nombre d’invités et de mettre à l’écart certaines personnes représentatives de notre société. On pourrait d’ailleurs se demander à quel titre quelqu’un est ou non méritant. Il suffit de lire les journaux pour trouver d’autres exemples. Toutefois, nous retiendrons cette phrase toute récente de l’écrivain et cinéaste Gérard Mordillat, qui à propos d’une autre décision gouvernementale très controversée, disait : « On fait passer l’unité nationale derrière l’intérêt de certains », pour le paraphraser, on pourrait dire que, pour le 14 juillet, on fait passer l’unité nationale derrière des intérêts purement économiques.

 

   C’est la raison pour laquelle la section Français du monde-ADFE de Buenos Aires considère cette mesure comme profondément injuste et demande solennellement aux autorités françaises de ne pas appliquer cette malheureuse décision l’année prochaine en 2009.

 

Section “Français du monde-ADFE de Buenos Aires”

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