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36 résultats pour “Journée de défense citoyenne

Clôture de la 17ème session plénière de l’Assemblée des Français de l’étranger, discours de Mme Conway-Mouret, ministre déléguée chargée des Français de l’étranger

Publié le par FrançaisduMonde.adfe.conesud

Le blog de Français du monde du cône sud a le plaisir de vous retransmettre dans son intégralité le discours de Mme Conway-Mouret, ministre chargée des Français de l'étranger lors de la session de l'Assemblée des Français de l'étranger.

 

Mesdames et Messieurs les Députés, Mesdames et Messieurs les Sénateurs, Mesdames et Messieurs les Conseillers, Chers amis,

 

Il y a trente ans, le 7 juin 1982, était votée la loi qui instituait l’élection au suffrage universel direct des délégués au Conseil supérieur des Français de l’étranger, l’ancêtre de l’Assemblée des Français de l’étranger. Cette avancée démocratique traduisait un engagement fort du Président Mitterrand et du gouvernement d’union de la gauche conduit par Pierre Mauroy, pour que la voix des Français de l’étranger soit reconnue dans les instances politiques de notre pays. Nous savons ce que nous leur devons aujourd’hui. Trente ans et trois mois plus tard jour pour jour, le nombre de Français expatriés a considérablement augmenté : nous sommes à présent plus de deux millions. En outre, les communautés à l’étranger, leur répartition géographique, leur composition sociologique ont profondément changé. Il fallait accompagner ces changements par une évolution de notre système de représentation politique. L’élection de onze députés, en juin dernier, fait des Français établis hors de France des citoyens à part entière. Ma nomination comme Ministre déléguée aux Français de l’étranger témoigne de toute l’importance qu’attachent le président de la République et le Premier ministre à ceux que vous représentez. Nous avons fait le choix d’une méthode, celle de la concertation et de l’échange constructif. Vous serez des interlocuteurs de premier plan, de véritables partenaires, sur toutes les questions qui vous concernent. Vous pouvez en être assurés, je m’y engage. Pour l’ensemble du gouvernement, le cap est clair, il s’agit de redresser la France, dans la justice et l’équité. Comme le président de la République, le Premier ministre et Laurent Fabius l’ont rappelé lors de la conférence des ambassadeurs, le redressement économique est notre priorité, il s’agit bien d’une urgence pour notre pays. Ce redressement passe à l’évidence par l’international et par la mobilisation de nos compatriotes vivant à l’étranger. Je suis totalement engagée dans cette bataille pour l'emploi et l'économie, cette bataille que mène le gouvernement. Comme l’a rappelé le ministre des affaires étrangères lundi, à l’ouverture de vos travaux, la présence des Français à l’étranger est un « grand et bel atout » pour notre pays. Vos talents, vos expertises sont multiples et assurent notre rayonnement dans bien des domaines : économique, commercial, culturel et linguistique. Dans la bataille pour le redressement, les Français de l’étranger doivent prendre toute leur part et nous nous devons d’être à vos côtés. Quitter sa patrie n’est jamais simple, indolore. Surmonter les ruptures familiales, affronter souvent des problèmes matériels, quitter une certaine forme de sécurité pour faire face à des conditions économiques et sociales parfois difficiles n’est pas chose aisée. Je n’oublie pas non plus que 40 % des Français de l’étranger sont des doubles nationaux, souvent nés à l’étranger. Ce sont des citoyens français à part entière qui doivent se sentir intégrés dans la communauté nationale. La République a le devoir de les y aider. Le 22 juin dernier, dès le surlendemain de ma nomination, j’esquissais mes priorités devant le bureau de l’AFE. Durant l’été, nous avons travaillé à la concrétisation des réformes que je souhaite conduire. Cette année 2012 sera, je vous l’affirme, une année charnière pour nos compatriotes à l’étranger. Voyons ensemble les huit grands chantiers qui vont s’ouvrir et que je souhaite prendre le temps de vous présenter.

 

“Faire des Français de l’étranger des acteurs du redressement en favorisant la mobilité économique.”

 

Je pense tout d’abord au rôle que devraient jouer les Français de l’étranger pour favoriser l’implantation et le développement de nos PME, ETI et grandes entreprises à l’étranger. Ne sont-ils pas les mieux placés pour conseiller, aider à l’installation d’entreprises, sur un territoire dont ils connaissent les particularités, les us et coutumes, la langue ? A cet égard il conviendra de réfléchir à la manière dont vous pourrez participer aux instances qui seront dans l’avenir mises en place auprès des ambassadeurs. Je souhaite donc travailler en ce sens, pour faciliter en particulier l’accès aux informations relatives à l’expatriation et à la formation à l’étranger. Ce chantier sera mené au plus vite. Comme l’a précisé Laurent Fabius, l'administration n'a pas à se substituer aux entreprises, ce n'est pas son rôle ; mais elle peut agir – et elle le doit – pour les soutenir. C'est la raison pour laquelle je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour mettre en œuvre cette diplomatie économique voulue par le gouvernement.

 

 “Assurer la sécurité des communautés françaises.”

 

Il est à mes yeux essentiel de garantir la sécurité de nos communautés à l'étranger. C’est un impératif moral, c’est aussi un enjeu en ce qu’il conditionne la décision de s’expatrier et la volonté de s’implanter à l’étranger. J’ai ainsi réuni, le 29 août dernier, quatre-vingts ambassadeurs et responsables d’entreprise sur le thème de la sécurité des communautés françaises hors de France. Cette rencontre a permis un échange sur l’évolution de nos dispositifs, les relations entre notre réseau diplomatique et nos partenaires européens, et les synergies qui peuvent être créées avec le secteur privé en cas de crise. Je retiens, à titre d’exemple, l’expérience de Christian Masset, ambassadeur de France au Japon, qui notait que lors de l’éruption du volcan islandais en avril 2010, ses services ont eu à traiter plusieurs centaines d’appels de Français en difficulté, quand nos partenaires anglais ou allemands en ont reçu moins d’une dizaine. Force est de constater que si notre dispositif de gestion de crise est efficace et reconnu comme tel, se pose avec acuité la question de l’adéquation entre l’étendue de notre action et les moyens dont nous disposons. Je pense qu’il est temps de s’interroger sur le niveau d’assistance que l’Etat doit apporter à ses ressortissants et les attentes particulières des Français qui se déplacent à l’étranger, qui sont de “passage”. Sa responsabilité est-elle sans limite ? Il est donc indispensable d’optimiser la concertation entre les services de l’État, les entreprises et nos concitoyens. Nous devons les responsabiliser, mais également les associer à nos réflexions quand elles sont innovantes en matière de sécurité. Je compte, vous l’aurez compris, engager une réflexion complète à ce sujet. S’il est de notre devoir de mieux protéger nos concitoyens contre les risques naturels, technologiques ou politiques, nous devons aussi les protéger face aux risques sociaux. La crise économique a touché durement nos communautés, nous devons être en mesure de les aider. La solidarité nationale doit pleinement jouer en faveur de nos concitoyens à l’étranger.

 

 “Assurer une protection sociale de nos communautés.”

 

 C’est pourquoi l’action sociale est une mission essentielle et prioritaire de notre réseau consulaire. La France est le seul pays à mettre en oeuvre un dispositif consulaire d’assistance et de secours aussi complet. C’est une de ses fiertés et nous devons maintenir l’essentiel, tout en réfléchissant aux indispensables évolutions et en tenant compte des réalités géographiques. Les crédits de l’action sociale inscrits en loi de finances 2012 représentent près de 20 M€. Avec Laurent FABIUS nous avons obtenu que, dans le prochain triennum budgétaire 2013-2015, ces crédits ne soient pas soumis aux réductions qui étaient programmées par le gouvernement précédent. Ils seront donc maintenus au niveau actuel. En 2012, l'action de nos 205 Comités consulaires pour la protection et l’action sociale (CCPAS) aura bénéficié à quelque 5.000 Français. En complément de ces aides sociales directes et des rapatriements (320 en 2011) qu’il prend en charge au titre de l’indigence ou pour raison médicale, le Département poursuivra son soutien financier aux organismes d’entraide et de solidarité (associations de bienfaisance, centres médicaux-sociaux, organismes d’aide en France). De même, nous avons préservé l’engagement de l’Etat en faveur de nos compatriotes en situation de grande précarité qui relèvent de la troisième catégorie aidée de la CFE. Je m’attacherai à ce que ce montant soit maintenu pour les années à venir. Sur l’avenir et le fonctionnement de cet organisme, je souhaite par ailleurs qu’une réflexion approfondie s’engage, comme le souhaite le Sénateur Cantegrit. Je serai également attentive aux projets visant à simplifier la vie de nos retraités à l’étranger. Je pense en particulier au projet mené par la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV) portant sur la coordination des caisses de retraite. Sur ces points, comme sur toutes les questions sociales, votre expertise, Mesdames et Messieurs les élus, votre connaissance du terrain et des familles sont particulièrement précieuses. Je compte sur vous pour perpétuer cet engagement social en relation constante avec nos postes consulaires et demeurerai toujours à votre écoute sur ces sujets.

 

 “Accompagner nos compatriotes à l’étranger en adaptant le réseau consulaire.”

 

La France est riche de l’un des réseaux consulaires les plus développés du monde. Ce réseau a évolué au cours de la dernière décennie, en tentant de s’adapter aux besoins des Français à l’étranger dont le nombre progresse de façon régulière – plus de 4 % chaque année, voire davantage dans certaines régions ce dont nous nous réjouissons tous. Au travers du réseau consulaire, nous devons rendre à cette communauté expatriée ainsi qu’aux Français de passage toujours plus nombreux, des services dont il convient de redéfinir les contours. Qu’il s’agisse de l’état civil, des auditions avant mariage, de la lutte contre la fraude documentaire, des passeports devenus biométriques, le périmètre des activités n’a cessé de s’élargir. Vous en êtes tous conscients, dans un monde en mouvement, notre réseau consulaire doit poursuivre son adaptation. Il doit évoluer en tenant compte de nouvelles réalités. En bref, nous devons être présents là où c’est utile pour nos compatriotes et pour la France. Nous devons également tenir compte des avancées en matière de citoyenneté européenne. Dans ce contexte, j’ai confié à M. Daniel Lequertier, Ambassadeur de France, une mission de réflexion sur l’évaluation de notre réseau consulaire. Cette étude sera remise avant la fin de l’année. J’ai demandé à l’ambassadeur Lequertier de recueillir toutes les contributions ou réflexions que vous souhaiteriez lui transmettre.

 

« Moderniser les services consulaires par un effort accru de simplification et de dématérialisation des procédures. »

 

 D’importants chantiers de modernisation ont déjà été mis en œuvre, telle l’externalisation de la collecte des demandes de visas, afin de recentrer le travail des agents sur l’analyse des dossiers. De même, un effort significatif a été lancé pour améliorer l’information de nos compatriotes par une refonte des sites internet des postes diplomatiques et consulaires, afin de donner en permanence une information actualisée et accessible au plus grand nombre. Les élections de 2012 ont confirmé la place centrale occupée désormais par les technologies de l’information dans les scrutins organisés hors de France et, plus largement, dans les relations entre nos compatriotes et l’administration. Après le succès du site “MonConsulat.fr”, la direction des Français à l’étranger et de l’administration consulaire entend, à raison, développer dans les années à venir de nouveaux services en ligne pour répondre aux attentes des usagers du service public. L’allègement des procédures consulaires simplifiera la vie de nos concitoyens et, par la même occasion, de nos consulats : cela ne veut pas dire « faire moins » mais « faire mieux » avec des moyens mieux répartis. Nous poursuivrons ainsi nos efforts afin d’alléger les contraintes rencontrées à l'étranger dans les démarches entreprises pour obtenir des documents d'identité ou des titres de voyage. La prochaine mise en place des passeports « grand voyageur » est une avancée attendue depuis longtemps par nombre de nos compatriotes à l’étranger et souvent demandée dans cette enceinte. Une fois validés par l’Agence nationale des titres sécurisés et le ministère de l’intérieur, ils seront délivrés exclusivement par notre réseau à certaines catégories de voyageurs. J’aurai prochainement l’occasion de rencontrer le ministre de l’Intérieur, M. Manuel Valls, pour faire avancer ce dossier qui me tient à cœur, ainsi que celui de la future carte nationale d’identité électronique. Je souhaite également aborder avec M. Valls la question des visas “vacances travail”, qui concerne de nombreux jeunes concitoyens désireux de se rendre à l’étranger pour des séjours de longue durée. C’est là une déclinaison à l’international de la priorité donnée à la jeunesse. La mobilité de celle-ci est un signe de vitalité et d’avenir que nous devons faciliter. Dans cette même volonté d’agir en faveur des plus jeunes, je veux aborder un autre registre, plus douloureux, que vous connaissez toutes et tous, hélas, si bien au travers des enfants et des familles qui vous saisissent : je souhaite conduire, en lien avec les différentes autorités concernées et en premier lieu avec la ministre de la justice, Christiane Taubira, une réflexion tendant à améliorer le soutien à nos compatriotes touchés par les situations humainement et juridiquement délicates de déplacement illicite d’enfants. Vous le savez, c’est un sujet complexe, mais qui justifie que nous conjuguions nos efforts. Dans un autre domaine, la mise en place de dispositifs de recueils mobiles pour les passeports biométriques devrait pouvoir être à nouveau expérimentée dans les toutes prochaines semaines (et j’espère avoir l’occasion si les derniers tests s’avèrent concluants, de faire une première démonstration sur le terrain lors de mon prochain déplacement à Pékin). Ils seront alors progressivement déployés et permettront de recueillir les données biométriques des demandeurs de passeport lors de tournées consulaires. Les propositions des élus de l’AFE seront toujours les bienvenues sur les améliorations à apporter en matière d’administration consulaire.

 

 « Permettre à nos enfants d’accéder à un enseignement en français. »

 

J’attache, tout comme vous, la plus grande importance à la scolarisation en français des enfants de nos compatriotes à l’étranger. C’est une question fondamentale, primordiale et même stratégique pour l’influence de notre pays et le développement des communautés expatriées. Je ne reviendrai pas sur la suppression de la prise en charge, justifiée à la fois par un impératif de justice sociale mais aussi par le poids budgétaire du dispositif. Je rappellerai seulement qu’elle ne concernait que 7 % des élèves alors qu’elle mobilisait une part significative, 25 %, de la dotation de soutien aux élèves. Notre ambition est de rétablir les équilibres financiers qui avaient été ces dernières années mis à mal, et ce dans le respect de la justice sociale. Je souhaite donc vous préciser, car la question m’est régulièrement posée, ce que sont les « mesures d’accompagnement exceptionnelles » mises en place pour éviter toute déscolarisation. Les instructions données aux postes à ma demande encouragent les familles qui ne pourraient pas financer les frais de scolarité de leurs enfants et qui n’avaient pas déposé de dossier de bourse en première commission à le faire dès la rentrée. Ces dossiers seront étudiés lors des deuxièmes commissions locales de bourse. Celles-ci appliqueront les règles communes d’attribution, mais, si leur situation le justifie, les instances locales pourront proposer des quotités spécifiques de bourse pour les familles que la suppression de la PEC placerait en situations de réelle difficulté financière. Certaine de votre connaissance des communautés françaises que vous représentez, je sais pouvoir compter sur votre discernement et votre sens des responsabilités pour proposer ces aides exceptionnelles dans un esprit de justice et de répartition équitable. Je tenais à ce propos à remercier les établissements qui ont accepté d’étaler le paiement des frais de scolarité dans le temps, voire d’accorder des diminutions des frais d’écolage. Vous n’ignorez pas que de nombreuses entreprises avaient profité de la mise en place de la PEC pour ne plus prendre en charge les frais de scolarité de leurs collaborateurs, se désengageant de notre réseau en pesant d’autant sur le budget de l’Etat. Je sais que certaines entreprises ont accepté de revenir sur leur décision. Je veux les en remercier également et j’espère que leur exemple sera suivi. Je serai à cet égard très attentive aux rapports qui me seront faits par les consuls. Notre réseau est un atout pour l’implantation de nos entreprises à l’étranger, une condition souvent indispensable à l’expatriation de leurs cadres. Il me semble donc légitime qu’elles contribuent, pour leur part, au fonctionnement de nos écoles à l’étranger. Ces mesures sont exceptionnelles car, dès la rentrée scolaire 2013 pour les établissements du rythme nord et janvier 2014 pour les établissements du rythme sud, un nouveau système d’aide à la scolarité sera mis en place. Il s’agira, comme l’a évoqué Laurent Fabius, de refonder les critères d’attribution des bourses. Cette réforme que je mènerai devrait permettre d’ouvrir le système d’aides à la scolarisation à davantage de familles, en priorité aux familles aux revenus moyens, de mieux l’adapter aux réalités locales et de corriger les défauts du système actuel que vous connaissez tous parfaitement. J’ai demandé à la DFAE et à l’AEFE de réfléchir à de nouveaux modèles de systèmes d’aide à la scolarité basés sur des critères sociaux et évidemment compatibles avec la contrainte budgétaire. Cette réforme s’imposait de toute façon, le financement des aides à la scolarité n’étant pas assuré avec le système actuel dans le cadre de l’enveloppe budgétaire prévue par le gouvernement précédent. Les services me remettront dans quelques semaines leurs propositions, qui seront soumises à concertation. J’ai demandé à la directrice de l’AEFE de réunir début octobre la commission nationale des bourses, instance où sont représentés l’ensemble des partenaires du système éducatif à l’étranger, pour y présenter les systèmes alternatifs retenus et les points sur lesquels l’avis des membres sera requis. Une seconde réunion de la CNB permettra de faire la synthèse des observations et de formuler un avis qui me sera soumis. Je compte présenter ainsi le nouveau dispositif devant le bureau de l’AFE en décembre 2012. Vous l’aurez compris, le gouvernement souhaite agir vite, mais sans précipitation et dans la concertation, car l’enjeu est d’importance : il s’agit d’assurer dans le temps la scolarisation de nos enfants et l’accès démocratique à nos écoles.

 

« Envisager l’avenir du réseau d’enseignement en français. »

 

Le ministre des affaires étrangères m’a remis cette semaine une lettre de mission concernant les enjeux du développement de notre politique scolaire à l’étranger dont la double fonction, scolarisation des enfants français et mission d’influence, doit être maintenue. Il s’agira dans un premier temps de faire le point sur la mise en œuvre des recommandations formulées par la commission sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger en 2008. Ensuite, une réflexion prospective sur l’enseignement français à l’étranger sera menée et je formulerai, d’ici le printemps prochain, des propositions tendant à la mise en oeuvre d’une nouvelle politique apte à relever les défis auxquels est et sera confronté notre réseau. Je dois vous dire que des actions en justice actuellement engagées, ainsi que la position de la commission européenne sur la non-discrimination entre citoyens des pays membres de l’Union européenne, pèsent aujourd’hui sur notre modèle d’enseignement et sur notre politique d’aide à la scolarité. Si les orientations européennes devaient être confirmées, elles entraineraient de profonds bouleversements dans notre système de scolarisation à l’étranger. Comment maintenir notre modèle, si l’obligation de scolariser l’ensemble des enfants français au titre du service public d’enseignement s’imposait ? Le modèle économique de nos écoles est-il pertinent partout, si les tarifs entre enfants, quelle que soit leur nationalité, doivent être homogénéisés ? Pourrons-nous encore longtemps attribuer des aides à la scolarité aux seuls élèves français ? Comme vous le voyez, ces questions sont aujourd’hui posées. Nous devons donc en tenir compte dans notre réflexion sur l’avenir de notre dispositif et sur notre politique éducative.

 

« Réformer l’échelon de proximité de la représentation politique des Français de l’étranger. »

 

La représentation des communautés françaises à l’étranger est, je le sais, un sujet qui vous tient à coeur, c’est une exigence démocratique que nous partageons. Vous y avez beaucoup travaillé cette semaine et c’est une réflexion que vous conduisez depuis plusieurs années déjà. Dès 2006, l’Assemblée s’est interrogée sur ses compétences. De là est née l’idée d’une collectivité d’outre-frontières. Nous savons aujourd’hui, le ministre Laurent Fabius l’a confirmé, que la forme juridique d’une collectivité « hors sol » n’est pas constitutionnellement envisageable et que le modèle économique d’un établissement public n’est financièrement pas solide. La représentation de la communauté française à l’étranger a évolué avec la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, qui a introduit la représentation à l’Assemblée nationale des Français établis hors de France. En juin dernier, pour la première fois, onze députés ont été élus par les Français de l’étranger. Nous nous trouvons aujourd’hui dans une situation qui, à bien des égards, est paradoxale. La représentation dans les deux chambres nous amène, de manière unanime, à repenser le rôle et les missions de l’Assemblée des Français de l’étranger. Vous en avez débattu cette semaine. J’ai été attentive à vos travaux. Vous avez adopté ce matin à l’unanimité un avis sur la réforme de la représentation des Français à l’étranger. Soyez assurés que j’aurai à l’esprit tous ces éléments le moment venu. J’ai bien noté aussi le vœu que vous avez adopté hier d’être partie prenante des Etats généraux de la démocratie territoriale, qui se tiendront les 4 et 5 octobre prochain, ce qui permettrait d’aborder au plan national la question de la représentation de nos compatriotes à l’étranger. Nous avons identifié des problématiques qui se rejoignent : rapprocher les élus du terrain, élargir les compétences des élus au niveau local et national, revoir le collège électoral des sénateurs pour plus de démocratie. Voilà des points sur lesquels nous nous retrouvons. Le gouvernement travaillera sur la base de ces trois préoccupations. Nous attendons les Etats généraux du Sénat. A l’issue de ces rencontres, d’ici la fin du mois d’octobre je soumettrai un projet à Laurent Fabius et au Premier ministre : le gouvernement fera connaitre sa position quant au projet qu’il entend mettre en œuvre. C’est sur cette base que s’engagera la concertation avec vous ainsi qu’avec les parlementaires.

 

Chers amis, Je crois que les uns et les autres, chacun dans nos responsabilités, avons le même objectif, entretenons les mêmes ambitions, sommes engagés au service de nos compatriotes qui résident à l’étranger. La République et sa devise « Liberté – Egalité – Fraternité » doivent guider nos pensées, notre démarche, nos actions. Permettez-moi, à cet égard, de saluer la mémoire des membres de l’Assemblée des Français de l’étranger qui nous ont quittés cette année et qui resteront dans nos souvenirs comme d’ardents défenseurs de la cause des Français de l’étranger : Monsieur Wladimir Chostakoff élu du Maroc ainsi que Madame Paulette Brisepierre et Monsieur Jacques Habert tous deux sénateurs. A leur exemple, nous ferons rayonner la France, sa culture et son haut degré de démocratie. Soyez assurés que je placerai au cœur de toute mon action ministérielle ces exigences que commandent les valeurs de notre République. Je sais que je peux compter sur vous pour les porter avec moi, pour le plus grand bien de nos compatriotes. Comptez sur mon action résolue et sur ma détermination.

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Elections consulaires 2021 Argentine (Actualisation n°22)

Publié le par FrançaisduMonde.adfe.conesud

Après les élections

Sur le site des Français à l'étranger.fr

Elections consulaires : Un bouleversement porteur d’espoirs

 

Une analyse des résultats dur le site des Français.press

Tous les résultats des Consulaires 2021

Et aussi

Tous les résultats sur le site de Français du monde-ADFE:

Élections consulaires des 29 et 30 mai 2021 – Résultats

Procès verbaux des résultats des élections des représentants des Français de l'étranger à Buenos Aires.

Procès verbaux

L'analyse de Claudine Lepage, sénatrice des Français établis hors de France.

Les élections des conseillers des Français de l’étranger et des délégués consulaires ont été tenues dans la plupart des pays, sauf en Inde et à Madagascar encore violemment éprouvés par la pandémie. L’heure est au bilan. 

Lire la suite:

Retour sur les élections des conseillers des Français de l’étranger et des délégués consulaires

L'analyse d'Hélène Conway-Mouret, sénatrice des Français établis hors de France concernant les dernières élections des représentants des Français de l'étranger.


Une campagne électorale est une suite de moments forts. D’abord, celui de la confrontation des idées dans une équipe où l'on échange expériences et projets. Il faut trouver les mots justes pour présenter ceux que l'on retiendra et défendre les valeurs que la liste portera. Elle débat de la stratégie d’une campagne qui permettra de présenter au mieux ses messages et surtout convaincre les électeurs, car une campagne est avant tout un moment de pédagogie. L'article 4 de la Constitution de 1958 ne dit-il pas que les partis politiques concourent à l'expression du suffrage ? Cela implique la formation des candidats et la « formation » des électeurs. C'est la dimension la plus vivante du processus électoral. Celle que l'on retient le moins. Gérer la pression du temps, s’assurer que tout soit dans les règles afin de respecter les contraintes du calendrier établi dans le mémento du candidat, le livre de chevet pendant toute la campagne ! Enfin, l’attente du résultat, l’espoir de gagner jusqu’à la dernière minute et puis l’immense joie ou la grande déception et les regrets qui lui succèdent. Dans tous les cas, les sentiments sont intenses et jamais neutres.
Cette campagne a cependant été inédite pour trois motifs.
Le premier est l’incertitude même de la tenue du scrutin, dans un contexte sanitaire dont on s'effraie à constater l'influence qu'il exerce sur les processus démocratiques. Si la place de la science, dans une société longtemps influencée par le Divin, a pu structurer le débat politique, personne ne pouvait imaginer que le plus petit organisme vivant que l'on puisse imaginer en viendrait à bouleverser des processus électoraux et faire des « blouses blanches » les premiers intervenants des débats politiques. Notre campagne aurait dû être annulée. Il a fallu l'opiniâtreté des conseillers et des parlementaires, et singulièrement des sénateurs - je le revendique - pour que ce scrutin soit maintenu à l'exception des seules circonscriptions de l'Inde et de Madagascar.
Le deuxième a été la réalisation d'une campagne entièrement dématérialisée, pour cause de confinement dans certains pays, mais aussi de l’ouverture d’un seul bureau de vote par circonscription, parfois à des centaines de kilomètres du lieu de résidence de nos compatriotes.
Le troisième a été la centralisation de la communication et de la propagande électorale, choisie par trois partis politiques, en soutien notamment à des candidats qui faisaient campagne pour la première fois. Les moyens de l’État utilisés au service des candidats du parti de la majorité présidentielle et le marketing sont entrés pour la première fois dans une campagne qui, en 2014, avait été locale. Inédit également l’engagement du secrétaire d’État dans de nombreux meetings électoraux et, pour clore la séquence électorale, l’organisation d’une réunion dématérialisée, réservée exclusivement aux élus de son bord politique avec l’apparition programmée du chef de l’État. Les 350 conseillers non invités ont apprécié ! L'on pourrait se féliciter que les Français établis hors de France soient ce faisant entrés dans une certaine logique partisane. Je n'arrive pas à me convaincre qu'il s'agisse d'un progrès et que l’opportunisme, l’idéologie programmatique et la méconnaissance flagrantes des besoins de cette communauté doivent devenir la norme. Il nous faudra y réfléchir.
Pour ma part, je salue l’engagement de toutes celles et de tous ceux qui, pendant ces quelques mois de campagne, ont fait vivre notre démocratie. Qu’ils aient gagné ou perdu, ils doivent en être remerciés. Je félicite aussi celles et ceux qui ont « passé le relais » et qui, le temps d'une vie politique, ont représenté les Français établis hors de France. 
Cette nouvelle mandature permettra d’entrer pleinement dans l’esprit de la loi de 2013 qui permet à la démocratie représentative d’être au plus proche de la démocratie participative. Nos élus méritent d’être soutenus et encouragés à exercer au mieux leur mandat. C’est le rôle du Parlement de les y aider. Nous serons présents demain aux côtés des élus locaux comme nous l’avons été hier.

Hélène Conway-Mouret

L'analyse de Paula Forteza, députée des Français de l'étranger pour la seconde circonscription.

Je souhaite adresser toutes mes félicitations aux 50 conseillers des Français de l’étranger d’Amérique latine et des Caraïbes nouvellement élus. La représentation consulaire a montré son importance capitale durant la pandémie, en agissant directement pour améliorer les situations de nos compatriotes.

Lire la suite:

Élection des conseillers des Français de l’étranger

Voici les résultats définitifs des élections pour les conseillers des Français de l'étranger dans le monde.

Élections consulaires des 29 et 30 mai 2021 - Résultats

Voici, détaillés, les résultats pour l'Argentine:

Cinq listes se disputaient quatre sièges.

Au total, 1384 personnes ont exprimé leur vote ce qui correspond à un taux de participation de 14,62% auxquels il faut rajouter 18 bulletins blancs et 4 bulletins nuls.

La liste Alliance solidaire des Français d'Argentine, soutenue par l'ASFE a obtenu 365 voix soit 26,37%. Elle obtient un siège.

La liste Républicains et solidaires obtient 337 voix soit 24,34% des suffrages exprimés. Elle obtient un siège.

La liste "Construire" que soutenait notre section a obtenu 271 voix soit 19,58% des voix. Elle obtient un siège.

La liste Collectif Solidaires-Citoyen.ne.s de gauche, écologiste et féministe a obtenu 211 voix soit 15,24%. Elle obtient un siège

La liste Michel Menini, Union des français éco-progressistes et solidaires a obtenu 200 voix soit 14,45%. Elle n'obtient pas de sièges.

Vous pouvez consulter les résultats sur le site du consulat:

Elections consulaires

 

 

En raison du confinement qui sévit, un certain nombre de précautions seront à prendre.

Vous devrez, tout d'abord, si vous ne l'avez déjà fait, télécharger l'application "Cuidar" sur votre téléphone portable.

Puis, il vous faudra remplir une autorisation de déplacement que vous pourrez retrouver en cliquant le lien ci-dessous.

Permiso especial

Important: nous vous conseillons de faire cette formalité le plus vite possible. Remplir le formulaire peut être malaisé et il y a un délai de deux à quatre heures pour recevoir l'autorisation de déplacement.

Voici les indications données par le consulat quant au protocole sanitaire:

Le consulat général et l’ambassade de France ont mis en place un dispositif sanitaire rigoureux pour assurer la protection des électeurs et des membres des bureaux de vote.

-          Un point d’eau pour se laver les mains avec du savon ainsi que du gel hydro-alcoolique seront à disposition.

-          Les bureaux de vote et les isoloirs seront régulièrement désinfectés.

-          Un circuit de circulation contrôlé par une équipe de l'ambassade et un marquage au sol permettront une plus grande fluidité.

-          À chaque étape du parcours, une distance de sécurité d’au moins 2 mètres entre chaque personne devra être respectée.

-          Les « gestes barrières » seront affichés et devront être respectés.

-          Le port du masque est obligatoire (le masque pourra être retiré sur demande d’un membre du bureau de vote pour la stricte nécessité du contrôle de l’identité de l’électeur).

-          Les contacts sociaux dans l'enceinte de l'ambassade devront être limités au maximum.

-          Il est recommandé d’apporter son propre stylo pour signer la liste d'émargement.

Le président du bureau de vote pourra refuser l’accès du bureau de vote à tout électeur qui refuserait de se conformer à ces mesures, dans le cadre de l’exercice de ses prérogatives de police prévues par l’article R49 du code électoral.

Si vous présentez des symptômes de contamination au Covid-19, contactez immédiatement votre médecin et annulez votre déplacement.

Contact

Le service élections du consulat général reste à votre disposition pour toute information complémentaire -> elections.buenos-aires-fslt@diplomatie.gouv.fr

Pour obtenir toutes les informations, vous pourrez vous rendre sur le site du consulat en cliquant le lien ci-dessous:

Élections consulaires

 

Bilan à l'approche du scrutin électoral par Jean_Yves Leconte, sénateur des Français établis hors de France

Au regard des informations qui me revenaient des circonscriptions, j’ai déposé la semaine passée deux questions écrites que vous retrouverez ci-dessous sur les difficultés qui pourraient être rencontrées dans certaines circonscriptions à l’occasion des élections consulaires, inquiet que le gouvernement ne communique plus sur ce sujet ses intentions depuis la tenue, début mars de l’Assemblée des Français de l’étranger. Et ayant constaté qu’aucune disposition législative n’étaient prévue dans le projet de loi de gestion de la sortie de la crise sanitaire, seul projet de loi susceptible d’être adopté par le parlement dans des conditions rapides et pouvant porter les mesures nécessaires.

Lire les articles.

Elections consulaires : mes amendements et interventions dans l’hémicycle (séance du 18/05/21).

Elections consulaires : point de situation

Sur le site des Français.press:

3 semaines avant les élections consulaires : quelles tendances ?

Le vote électronique pris en charge par Paragon

Réflexion d'Hélène Conway-Mouret.

Alors que les Français vivant à l’étranger sont appelés à désigner leurs « élus locaux » les 29 et 30 mai prochains, j’aimerais revenir sur le projet de loi relatif à la représentation des Français établis hors de France que j’ai porté en 2013 et qui a constitué une étape importante pour la communauté française dans son lien avec la Nation.
Certes, par la loi du 7 juin 1982, voulue par Claude Cheysson et relative au Conseil supérieur des Français de l’étranger (CSFE), la représentation politique des Français établis hors de France avait été acquise pour la première fois avec l’élection au suffrage universel direct des délégués au CSFE et l’élection de Sénateurs par ces seuls délégués élus ; élection en effet et non plus nominations dont on sait politiquement à qui elles bénéficiaient.
En 1982, 460 000 Français étaient alors inscrits au Registre des Français établis hors de France pour une population expatriée estimée à un million. Trente ans plus tard, ils étaient représentés par 155 conseillers à l’AFE pour 1,6 million d’inscrits dans les consulats et une population estimée à près de 3 millions.
Le projet de loi a eu pour objet de moderniser cette représentation politique de nos compatriotes, dont les évolutions démographiques, économiques, sociologiques et même politiques avec l’élection des députés Français de l’étranger, devaient être prises en compte. On a pu singulièrement s’attacher à l’extension du collège électoral sénatorial qui est passé de 155 à 520 grands électeurs conformément au souhait exprimé par la commission de rénovation et de déontologie de la vie publique. On en a également retenu un rééquilibrage démographique des circonscriptions (1 conseiller pour 3 000 inscrits en Andorre contre 1 pour 19 000 inscrits au Benelux) et ce alors que 87 pays n’avaient pas de conseiller résidant sur place ! L’essentiel a cependant été dans la création des conseils consulaires auprès de chaque ambassade ou poste consulaire, c’est-à-dire là où la communauté française est présente et l’activité consulaire réelle. 
Formés de 1 à 9 conseillers en fonction du nombre d’inscrits au Registre des Français établis hors de France de l’année en cours, ces conseils sont devenus ce que nous espérions : un lieu d’information et de participation des citoyens à la prise de décision en matière d’enseignement, d’aides sociales, mais aussi de toutes politiques relatives au travail, à l’emploi et la formation professionnelle, ainsi qu’à la sécurité. Ils se sont également saisis de tout autre sujet d’ordre économique, fiscal, éducatif ou culturel qui intéresse les Français de l’étranger. Ils ont enfin assuré un lien entre nos concitoyens tant avec les autorités administratives françaises que locales. Des personnalités qualifiées et des experts sont invités à y participer.
Avec le recul de ce premier mandat que l’AFE a célébré lors de sa dernière session, nous avons aujourd’hui un modèle unique de représentation locale et parlementaire. J’en assume volontiers ma part de responsabilité, celle d’une ministre déléguée ayant eu la tutelle de la Direction des Français à l’étranger et non pas un simple « secrétaire d’État - aux élections »…
Ces dernières se tiendront dans quelques semaines après leur report d’une année. Je sais que certains d’entre vous vivent dans des pays où elles ne sont pas forcément libres et ouvertes à toutes et tous. Alors voter n’est pas seulement un acte citoyen. C’est aussi faire vivre la démocratie.

Sur le site de Français du monde-ADFE

Françaises et Français de l’étranger, rendez-vous le samedi 29 mai 2021 (continent américain et Caraïbes) et le dimanche 30 mai 2021 (reste du monde) pour élire vos conseillères et vos conseillers des Français de l’étranger.

Lire et écouter la suite:

Élection consulaire de mai 2021

Lire aussi, sur le site des Français à l'étranger.fr, l'interview d'Hélène Conway-Mouret et de Pierre Lescure, tous deux sénateurs pour les Français de l'étranger.

Français à l’étranger au quotidien : Les conseillers des Français de l’étranger

Le 29 mai 2021 pour les circonscriptions situées en Amérique et dans les Caraïbes et le 30 mai 2021 pour le reste du monde, vous serez appelé(e) à élire vos conseillers et conseillères des Français de l’étranger et, dans certaines circonscriptions, des délégués consulaires. Ces élections auront lieu au suffrage universel direct à un tour.

Ces élections constituent une échéance essentielle pour votre participation à la vie démocratique en tant que Français inscrits sur les listes électorales consulaires.
Le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères met tout en œuvre pour que vous puissiez y prendre part en dépit du contexte sanitaire. Vous être invités à consulter régulièrement le site internet de votre consulat, notamment en cas de mesures sanitaires supplémentaires qui seraient mises en place localement au moment du scrutin.

Trois modalités de vote vous seront proposées:

Vote à l'urne

A Buenos Aires, le vote se fera le 29 mai à l'ambassade de France.

Pour voter à l’urne, vous devrez justifier de votre identité en présentant l’un des documents listés ci-dessous :
  • une carte nationale d’identité française en cours de validité ou périmée ; 
  • un passeport français en cours de validité ou périmé ;
  • tout autre document officiel français en cours de validité, comportant le nom, le prénom, la date et le lieu de naissance et la photographie du titulaire, ainsi que l’identification de l’autorité administrative qui a délivré le document, la date et le lieu de délivrance ;
  • une carte d’inscription consulaire en cours de validité ;
  • tout document officiel en cours de validité délivré par un État membre de l’Union européenne, comportant le nom, le prénom, la date et le lieu de naissance et la photographie du titulaire, ainsi que l’identification de l’autorité administrative qui a délivré le document, la date et le lieu de délivrance, ou de l’Association européenne de libre-échange (Islande, Liechtenstein, Norvège et Suisse).
Dispositif prévu dans les bureaux de vote :

Un contrôle des identités et des sacs sera effectué à l’entrée du bureau de vote.
Aucun bagage ou sac volumineux ne pourra y être introduit.

Des mesures sanitaires spécifiques pour assurer la protection des électeurs et des membres des bureaux de vote seront mises en place. Le président du bureau de vote pourra refuser l’accès  du bureau de vote à  tout électeur qui refuserait de se conformer à ces mesures, dans le cadre de l’exercice de ses prérogatives de police prévues par l’article R49 du code électoral.
  • Un point d’eau pour se laver les mains avec du savon à proximité ou, à défaut, du gel hydro-alcoolique seront à disposition ; 
  • Les bureaux de vote et les isoloirs seront régulièrement désinfectés ;
  • A chaque étape du parcours au sein du bureau, une distance de sécurité de
    2 mètres entre chaque personne devra être respectée ;
  • Les « gestes barrières » seront affichés et devront être respectés ;
  • Le port du masque est obligatoire. Le masque pourra être retiré sur demande d’un membre du bureau de vote pour la stricte nécessité du contrôle de l’identité de l’électeur. Cette obligation ne s’applique pas aux personnes en situation de handicap munies d’un certificat médical justifiant de cette dérogation ;
  • Il est recommandé d’apporter son propre stylo d’encre bleue ou noire indélébile.

Vote par procuration

Au cas où vous ne pourriez pas vous rendre dans votre bureau de vote le jour du scrutin et si vous ne votez pas par internet, vous pouvez dès à présent établir une procuration de vote en faveur d’une personne inscrite sur la même liste électorale consulaire que vous.

Vote par internet

Depuis un ordinateur, une tablette ou un smartphone, vous pourrez voter en vous connectant sur le site France Diplomatie:

Pour voter par internet

Attention:

Le vote se fera du vendredi 21 mai à partir de 7 heures heure d'Argentine, au mercredi 26 jusqu'à 7 heures heure d'Argentine.

Vous pouvez retrouver toutes les informations utiles pour cette élection sur le site France Diplomatie:
 
Tout savoir sur les élections:

A lire sur le site d'Hélène Conway-Mouret, sénatrice des Français établis hors de France:

Avec mes collègues, Claudine Lepage et Jean-Yves Leconte nous avons adressé ce courrier au ministre de l’Europe et des Affaires étrangères pour alerter sur l’impréparation de la prochaine élection des conseillers des Français de l’étranger.

Des élections mal préparées, courrier à Jean-Yves Le Drian

 

 

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Discours de Mme Conway-Mouret, Ministre déléguée chargée des Français de l’Etranger lors de l'assemblée générale de Français du monde-adfe

Publié le par FrançaisduMonde.adfe.conesud

Notre ministre déléguée chargée des Français de l'étranger, s'est exprimée lors de la dernière assemblée générale de Français du monde et en a profité pour ébaucher les chantiers principaux qui seront entamés pendant son ministère.

 

Madame la Présidente, monsieur le Secrétaire général, mesdames et messieurs les élus, chers amis,

C’est toujours avec un très grand plaisir que je vous retrouve pour notre assemblée générale qui marque la fin des vacances pour certains, la rentrée pour la plupart. Plaisir de retrouver des amis dispersés de par le monde et qui se rassemblent une fois l’an, un peu comme les retrouvailles programmées à l’occasion d’une grande fête de famille.

 

L’Assemblée générale d’une association est l’occasion de la présentation du bilan de l’année

écoulée.

 

« Puisqu’il n’y a pas de mal à se faire du bien », et que notre bilan politique est largement positif, permettez-moi de vous rappeler le chemin parcouru depuis notre dernière assemblée générale d’aout 2011 : en septembre, l’élection de deux sénateurs membres de notre association, ce qui a porté à 4 le nombre des sénateurs de gauche représentant les Français établis hors de France.

Je me réjouis de penser que cela a contribué au basculement de la majorité sénatoriale.

Je tiens à saluer Kalliopi Ango Ela qui m’a succédé en juillet après mon entrée au gouvernement. Je lui souhaite autant de plaisir que j’en ai éprouvé dans l’exercice de la fonction législative – même si celle-ci n’est pas sans frustrations ponctuelles.

 

 Au printemps, l’élection de François Hollande et, dans la foulée, la très belle victoire de la gauche aux élections législatives à l’étranger avec l’élection de 8 députés de gauche dans les onze circonscriptions qui avaient pourtant été taillées sur mesure pour assurer la victoire de la droite.

 

Ces victoires sont vos victoires. Elles viennent récompenser votre travail militant, votre engagement au service de nos compatriotes depuis plus de trente ans, au siège de l’association comme dans les sections.

 

Je tiens donc à rendre hommage ici au travail accompli par notre Présidente, chère Monique, et par ses prédécesseurs, épaulés par le bureau de FDM-adfe, par le conseil d’administration, mais aussi par tous ceux qui font vivre les sections sur le terrain en organisant des permanences, des manifestations, en éditant des bulletins d’information. Nous savons à quel point ce travail de terrain et de proximité est indispensable mais combien difficile au quotidien. A cet égard je voudrais remercier chaleureusement et saluer l’action quotidienne des permanents du siège. En quinze ans de mandat, j’ai pu apprécier leur disponibilité et leur efficacité qui ne font jamais défaut.

 

Chers amis, votre engagement permet aux idées que nous défendons de faire leur chemin dans des communautés expatriées que l’on dit pourtant peu perméables à nos valeurs progressistes.

Car Français du Monde-adfe c’est d’abord un projet : celui de faire vivre dans les communautés françaises à l’étranger les valeurs de la gauche républicaine. c’est aussi une méthode : celle du militantisme et pour beaucoup d’entre nous, aujourd’hui élus à l’AFE, au Sénat ou à l’Assemblée nationale, l’ADFE puis Français du Monde a été une véritable école de formation. Nous savons ce que nous lui devons.

 

Ce travail militant, accompli chaque jour depuis plus de trente ans, explique l’augmentation régulière des résultats des partis de gauche aux élections à l’étranger.

FDM n’est pas un parti politique, c’est beaucoup plus ! En rassemblant l’ensemble des sensibilités de gauche, en favorisant les échanges, le débat d’idées entre militants venant d’horizons politiques différents, notre association a permis à l’ensemble des forces de gauche de mieux se connaître et de se mobiliser efficacement lors des scrutins. Nos succès électoraux résultent de cette unité et prouvent la justesse de la ligne que s’est donnée notre association depuis sa création en 1980.

 

L’élection des députés, que nous avions appelée de nos voeux, complète notre représentation parlementaire. Les Français de l’étranger sont devenus des citoyens à part entière.

 

Comme vous le savez, le Président de la République m’a confié, aux côtés de Laurent Fabius, la responsabilité du Ministère chargé des Français de l’étranger.

Certains, dans nos rangs, avaient raillé la création d’un secrétariat d’État consacré aux Français de l’étranger. Je vous rassure : ma mission n’est pas celle de mes prédécesseurs – plus commis voyageurs électoraux que ministre. Mon objectif est clair : servir nos compatriotes à l’étranger, tous nos compatriotes, dans leur extrême diversité : qu’ils soient expatriés sur des missions de courte durée, résidents installés durablement dans leur pays d’accueil, nés Français mais se sentant parfois éloignés de la communauté nationale.

Tous sont une chance pour notre pays : la contribution qu’ils apportent doit être reconnue et valorisée. Ils méritent, à ce titre, notre solidarité lorsqu’ils se trouvent en situation de fragilité.

La recherche de l’intérêt général, l’équité et la justice sociale guideront mon action. La concertation puis l’évaluation des conséquences des mesures proposées seront continues.

 

J’ai identifié trois chantiers pour lesquels je souhaite qu’une réflexion approfondie soie engagée : l’enseignement français, le réseau consulaire et l’Assemblée des Français de l’Etranger. Bien sûr, la protection sociale et la sécurité de nos concitoyens restent également au coeur de mes préoccupations.

 

À propos des aides à la scolarité :

La suppression de la prise en charge était une promesse de campagne. Elle a été réalisée pour la rentrée de septembre 2012 pour le rythme nord et janvier 2013 pour le rythme sud. J’ai entendu les réactions quant aux conséquences possibles de son application immédiate. Je vous rassure: des consignes ont été données pour que la suppression de la PEC ne puisse être rendue responsable d’aucune déscolarisation. Je ne l’accepterai pas. Je compte sur la vigilance de tous ceux d’entre vous qui siègent aux commissions locales de bourses. Il faut inviter les familles qui auraient des doutes sur leur capacité à payer les frais de scolarité à déposer un dossier de demande de bourse.

 En parallèle à cette mesure, j’ai demandé aux services du MAE et à l’AEFE, en juillet, de me présenter très prochainement des propositions en vue de mettre en place un nouveau mécanisme d’aides à la scolarité.

 Cette réforme se fera dans la concertation de l’ensemble des partenaires et devra aboutir avant la fin de l’année.

 Je devrai mener également, à la demande de Laurent Fabius, une réflexion sur l’évolution globale de notre système d’enseignement français à l’étranger. Ce chantier s’inscrit dans le long terme. La question de la scolarisation en français de nos enfants à l’étranger est bien entendu centrale, mais l’enjeu est plus vaste et ne peut être dissocié de notre politique de rayonnement culturel dans le monde.

Je m’entretiendrai lundi avec le Premier ministre et c’est un des sujets que j’aborderai avec lui.

 

S’agissant maintenant de la réforme du réseau consulaire,

Je me suis donnée deux objectifs : celui d’améliorer la qualité du service public rendu à nos concitoyens à l’étranger tout en améliorant les conditions de travail de nos agents consulaires qui travaillent aujourd’hui dans des conditions de plus en plus difficiles.

Malgré cela vous avez pu apprécier la qualité du travail réalisé lors de l’organisation des deux derniers scrutins en avril et mai derniers.

 Ainsi, après cinq années d’application aveugle de la RGPP, une réflexion est nécessaire pour définir les missions confiées à notre réseau consulaire, son organisation et les moyens mis à sa disposition. Il importe aussi de le rénover et de l’adapter en fonction à la présence de nos ressortissants.

À cet effet, j’ai constitué un groupe de travail. Sur la base de l’ensemble des notes etrapports existants il est chargé de me remettre des propositions concrètes avant la fin de l’année. Elles seront le point de départ d’une large concertation, que je souhaite, tant auprès des élus, des sections que des postes.

 

Pour terminer quelques mots sur la représentation des Français de l’Etranger.

Elle a été profondément modifiée par l’élection de 11 députés. Il est maintenant temps de réfléchir à l’avenir de l’A.F.E. et je sais que cette question a été évoquée hier et vous occupera cet après-midi.

 Est-il souhaitable de voir un collège de 155 grands électeurs continuer à élire 12 sénateurs ? Est-il équitable qu’un conseiller de la circonscription du Luxembourg représente près de 29.000 électeurs alors que son collègue d’Andorre n’en représente qu’un peu plus de 3 000 ? Nous devons engager une réflexion et revenir sur ces distorsions pour rendre plus juste la représentation de nos compatriotes. Je souhaite par ailleurs que la définition des missions des conseillers soit au centre de notre attention.

On ne commence jamais une concertation avec des a priori, sinon on passe à côté des bonnes idées. Je suis ravie que la réflexion et le débat sur l’éventualité d’une réforme de l’Assemblée des

Français de l’étranger soient lancés, ici, avec l’assemblée générale de Français du Monde et que la fédération socialiste des Français de l’étranger s’en saisisse en début de semaine prochaine à l’occasion de sa Convention fédérale. D’autres instances vont s’y associer.

Si la décision est prise d’une réforme en profondeur, le gouvernement prendra ses responsabilités pour proposer un projet guidé par la volonté de mettre en oeuvre une organisation plus équitable et plus représentative. Je sais que je pourrai compter sur Français du Monde pour participer à cette réflexion et apporter sa pierre à l’édifice.

 

Chers amis,

Les responsabilités qui sont les nôtres aujourd’hui sont importantes. Les attentes de nos compatriotes ne peuvent être déçues.

C’est pourquoi, je compte sur votre expertise et vos propositions. J’aurai aussi besoin le moment venu de votre soutien.

Profitons des prochains mois, des prochaines années pour renforcer les rangs de notre association.

Nous devons définir notre projet politique non pas pour les cinq années qui viennent mais pour la prochaine décennie. Soyons ambitieux. La force de FDM-adfe est dans ses militants. Alors il est de la responsabilité de chacun d’entre nous de contribuer à sa pérennité. Longue vie à Français du Monde.

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Rapport d’Hélène Conway-Mouret sur le retour en France des Français de l’étranger

Publié le par FrançaisduMonde.adfe.conesud

Hélène Conway-Mouret. sénatrice représentant les Français vivant hors de France.

Qu’ils reviennent par choix ou par obligation, les Français établis hors de France désirent dans tous les cas être mieux accompagnés lors de leur retour en France.

Je viens de remettre au Premier ministre mon rapport parlementaire sur le retour en France des Français de l’étranger, en présence des Secrétaires d’Etat Clotilde Valter et Matthias Fekl.

Ce travail s’inscrit dans deux démarches fortes portées par l’exécutif depuis 2012 : le redressement de notre pays, auquel l’expérience et les compétences de ces Français de retour de l’étranger contribuent ; la seconde, la simplification des démarches à accomplir lors du retour au pays.

Un rapport, deux enjeux : mieux connaître les Français qui rentrent ou arrivent pour la première fois en France et proposer des mesures en vue de faciliter cette étape. Loin des clichés qui pèsent sur ces Français, j’ai souhaité dresser un portrait réaliste et attentif d’une communauté qui m’est familière et dans laquelle personne ne ressemble à personne (dans ses motivations intimes, son histoire, ses projets…).

Après avoir rassemblé plus de 7 200 témoignages, ce rapport vise à en finir avec une vision archaïque des Français partis à l’étranger ; une vision paradoxale où ceux qui restent, tout en désirant que leurs enfants partent, semblent reprocher aux autres d’avoir assumé de le faire. Imaginée comme une chance, l’expatriation devient, alors, dans leur propos, une fuite !

Voilà une liste des principales propositions :

LOGEMENT

Mieux faire connaître aux personnes propriétaires de leur logement en France et s’établissant temporairement à l’étranger :

· Les dispositifs législatifs et réglementaires existants pour le mettre en location pendant leur absence ;

· les dispositifs de garantie et de cautionnement auxquels ils peuvent être éligibles à leur retour en France.

Inscrire dans le décret d’application de la loi AL UR la possibilité pour les bailleurs de demander aux candidats locataires leurs bulletins de salaire français ou étrangers ou, tout document attestant leurs ressources disponibles.

EMPLOI

· Améliorer l’information sur les conditions d’ouverture de droits à l’assurance chômage au retour de l’étranger ; renforcer l’offre de Pôle emploi sur l’accompagnement au retour.

ASSURANCE MALADIE

· Mettre en place une information automatique des assurés radiés de leur régime d’assurance maladie pour cause de départ à l’étranger sur leurs conditions de réaffiliation à leur retour en France.

· Faciliter la délivrance des formulaires portables permettant de bénéficier d’une couverture maladie au titre des périodes cotisées à l’étranger auprès d’organismes nationaux de sécurité sociale européens après retour en France.

· Poursuivre la dématérialisation des procédures au sein de l’assurance maladie, en particulier s’agissant de la demande de carte Vitale.

PRESTATIONS FAMILIALES

· Permettre aux personnes éligibles au bénéfice des prestations services par les CAF de faire l’intégralité des démarches requises en ligne ; confier à la CNAF le versement des prestations familiales des fonctionnaires détachés à l’étranger par leur administration.

FISCALITÉ

· Faire connaître la procédure de rescrit aux contribuables de retour de l’étranger s’interrogeant sur leur situation fiscale au retour en France.

· Permettre le maintien du bénéfice du régime « impatriés » de l’article 155 B du Code général des impôts en cas de mobilité intragroupe pendant la période prévue par cet article.

ÉDUCATION

· Permettre la domiciliation sur le lieu de travail de l’un des parents ou à la mairie de la commune du lieu de résidence prévu et prendre en compte les délégations de pouvoir à des proches afin de faciliter les inscriptions scolaires.

· Accepter les déclarations sur l’honneur du quotient familial moyennant régularisation par la production d’un document justificatif dans un délai bref afin que les familles de retour de l’étranger ne se voient pas contraintes d’acquitter les tarifs maximaux.

· Organiser la possibilité pour les élèves issus de systèmes éducatifs étrangers de passer les tests de niveaux requis pour leur inscription en France à distance ; permettre aux jeunes bacheliers Français dont les familles sont établies hors de France et qui souhaitent étudier en France de bénéficier des dispositifs d’accueil prévus pour les étudiants étrangers.

RETRAITES

· Délivrer une information claire et accessible sur les différents statuts permettant de travailler à l’étranger et sur leurs conséquences en matière d’acquisition de droits à la retraite.

· Permettre que les périodes d’interruption de travail postérieures au Ier janvier 2014 indemnisées par la CFE au titre des risques maladie maternité invalidité et accidents du travail maladie professionnelle soient reportées au compte CNAV des assurés adhérant à l’assurance volontaire vieillesse selon des modalités à définir.

· Réduire la durée d’assurance obligatoire auprès d’un régime français d’assurance maladie requise pour permettre l’adhésion à l’assurance volontaire vieillesse de la CFE et le rachat de trimestres travaillés à l’étranger.

· Élargir le dispositif de rachat de trimestres d’études supérieures aux études de niveau équivalent effectuées dans des États tiers à l’Union européenne, l’Espace Économique Européen ou la Suisse et autres que ceux pour lesquels des conventions bilatérales de sécurité sociale le prévoient.

· Intégrer les périodes travaillées à l’étranger dans les relevés individuels de situation ainsi que dans les calculs effectués à l’occasion des entretiens individuels retraite (EIR) et estimations indicatives globales (EIG) des droits à la retraite.

ÉLECTIONS

· Mieux informer les Français de retour de l’étranger pour raisons professionnelles de la possibilité qui leur est ouverte de s’inscrire sur les listes électorales l’année même de l’élection.

CONJOINTS ÉTRANGERS

· Délivrer une information claire et accessible sur les conditions dans lesquelles les conjoints étrangers de ressortissants français peuvent entrer et séjourner en France.

· Délivrer une information claire et accessible sur les conditions dans lesquelles les conjoints étrangers de ressortissants français peuvent acquérir la nationalité française.

FAIRE PREUVE DE PLUS DE SOUPLESSE DANS LA RÉALISATION DES DÉMARCHES

· Permettre aux personnes rentrant de l’étranger de demander au consulat du pays qu’elles quittent d’apposer un tampon sur les documents officiels émanant de l’administration du pays étranger afin de faciliter leur prise en compte en France.

· Interdire aux administrations publiques et organismes privés chargés d’une mission de service public de refuser un document au seul motif qu’il émane d’une administration étrangère, à condition que ce document soit traduit en français ; limiter la traduction des documents demandés à ce qui est strictement nécessaire pour les administrations.

· Généraliser, pour les personnes rentrant de l’étranger, la pratique des attestations sur l’honneur moyennant régularisation de leur situation, dans un délai bref, par la production des documents demandés ; permettre la domiciliation temporaire en mairie des personnes ne pouvant justifier d’une adresse stable à leur retour en France.

Pour que vive la mobilité, pour que l’envie de découvrir des Français ne s’estompe pas, pour que soit encouragée cette ouverture vers le monde qui fait notre richesse, pour que cette diaspora de 2,5 millions de Français continue à enrichir financièrement, économiquement et culturellement la Nation, les Français de l’étranger doivent être considérés pour ce qu’ils sont : des Français à part entière. Refusant d’être des « invisibles », d’être rejetés, ils demandent avant tout à être reconnus … comme des citoyens et des administrés comme les autres.

C’est ce désir qui, pourtant, se heurte à de trop nombreux blocages administratifs que ce rapport identifie en proposant une cinquantaine de solutions pour les résoudre. Les Français établis hors de France ont des choses à nous apporter et à nous apprendre. Sachons ne pas le leur reprocher trop violemment et aidons-les à revenir comme nous aimerions l’être dans la même situation. Une main tendue.

Retrouvez sur ce lien l’intégralité du rapport remis au Premier ministre

Cliquez ici pour télécharger le rapport sur le site de la Documentation française.

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/154000485.pdf

Publié dans Retour en France

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L'ambassade de France en Argentine

Publié le par FrançaisduMonde.adfe.conesud

La section de Français du monde à Buenos Aires vous propose une petite visite du palais Ortiz Basualdo siège de l'ambassade de France en Argentine.

 

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Historia del Palacio 

  

La construcción del Palacio Ortiz Basualdo, concebido en 1912 por el arquitecto  francés Paul Pater, a quién se le debe en particular el monumento del Tigre Club, fue terminada en 1918.

Construido para la familia argentina Ortiz Basualdo, este palacio fue utilizado en 1925 como residencia oficial del Príncipe de Gales, quién manifestó su admiración por el confort y el carácter grandioso del edificio. Francia fue propietaria del Palacio en 1939. Desde entonces, es la sede de su embajada en Buenos Aires. Sin embargo, este importante monumento del patrimonio de Buenos Aires estuvo en riesgo de ser destruido, como otros inmuebles vecinos, hacia fines de los años 70. Solamente el esfuerzo del conjunto de los ciudadanos de Buenos Aires y del gobierno francés permitieron salvar el edificio de la demolición.

 

Histoire du Palais

   
La construction du Palais Ortiz Basualdo, conçu en 1912 par l’architecte français Paul Pater à qui l’on doit notamment le monument du Tigre Club, s’est achevée en 1918. Bâti pour la famille argentine Ortiz Basualdo, ce palais fut utilisé en 1925 comme résidence officielle du prince de Galles, qui manifesta son admiration pour le confort et le caractère grandiose de l’édifice. La France devint propriétaire du Palais en 1939. Depuis lors, c’est le siège de son ambassade à en Argentine. Toutefois, cet important monument du patrimoine de Buenos Aires a bien failli être détruit, comme d’autres immeubles voisins, vers la fin des années 70. Seul l’effort conjoint des citoyens de Buenos Aires et du gouvernement français aura permis de sauver l’édifice de la démolition.

 

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Visita - El Palacio Ortiz Basualdo es un destacado ejemplo de la influencia francesa en la arquitectura argentina.

 

El planteo general del edificio es una adaptación del modelo del tradicional "hôtel particulier" francés, construido en cuatro niveles: el basamento, « la planta noble », la planta de habitaciones particulares y la mansarda. El esquema habitual de este tipo de palacios (un cuerpo central, alas laterales y pabellones de servicio en los extremos), se repite en este caso. La ausencia de patio de honor o de terraza refuerza la singular simetría del edificio. El elemento más original de este palacio es una alta torre cilíndrica en el ángulo del edificio, coronada por una cúpula recubierta de pizarra. Vista desde el final de la Avenida Alvear, esta construcción resulta de una llamativa elegancia. La decoración interior de la entrada principal, de la escalera de honor y los salones del primer piso (« la planta noble ») yuxtapone dos formas muy diferentes del arte decorativo, expresiones del estilo francés y del estilo inglés.

 

Visite du Palais - Le Palais Ortiz Basualdo est un remarquable exemple de l’influence française sur l’architecture argentine. Le plan général de l’édifice est une adaptation du modèle de l’hôtel particulier traditionnel français construit sur quatre niveaux : le soubassement, « l’étage noble », l’étage des appartements privés et la mansarde dévolue au personnel de maison. Le plan habituel de ce type de Palais (un corps central, des ailes latérales et des pavillons de service aux extrémités) se répète ici. L’absence de cour d’honneur ou de terrasse renforce la remarquable symétrie de l’édifice. L’élément le plus original de ce palais est une haute tour cylindrique à l’angle du bâtiment couronnée d’une coupole recouverte d’ardoise. Au débouché de l’avenue Alvear, cette construction est remarquablement élégante. La décoration intérieure de l’entrée principale, de l’escalier d’honneur et des pièces d’apparat du 1er étage (« l’étage noble ») juxtapose deux formes très différentes de l’art décoratif, expressions du goût français et du goût anglais.



LA ENTRADA PRINCIPAL Y EL VESTÍBULO

 

La entrada principal se encuentra en la parte inferior de la torre. Ese porche circular perforado por tres grandes puertas y un ventanal, permite descender de los automóviles a resguardo de la intemperie. Luego, es posible acceder al vestíbulo, igualmente circular, cuya decoración ha sido realizada en un rico embaldosado de mármoles policromos y de paredes revestidas por "boiseries" adornadas con pilastras corintias.

 

L’ENTREE PRINCIPALE ET LE VESTIBULE

 

L’entrée principale se trouve dans la partie inférieure de la tour. Ce porche circulaire perforé de trois grandes portes et d’une baie vitrée, permet de descendre des voitures à l’abri. Il est ensuite possible d’accéder au vestibule, également circulaire, dont la décoration est faite d’un riche dallage en marbres polychromes et de murs revêtus de boiseries ornées de pilastres corinthiens.

 

La biblioteca, con su apertura sobre el jardín, es de estilo gótico inglés. Su chimenea está adornada con motivos del « primer Renacimiento ».

 

La sala de billar o fumoir combina boiseries y cielo rasos de estilo Tudor, con una gran chimenea de mármoles policromos inspirada en el Renacimiento Francés. Allí pueden observarse antiguos mapas del Río de La Plata, así como los retratos de todos los embajadores franceses que se han sucedido en el Palacio Ortiz Basualdo desde la 2ª guerra mundial

 

La magnífica sala de baile o salón de honor

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El salón chino con su apertura sobre el jardín, es de estilo gótico inglés. Su chimenea está adornada con motivos del « primer Renacimiento ». combina boiseries y cielo rasos de estilo Tudor, con una gran chimenea de mármoles policromos inspirada en el Renacimiento Francés. Allí pueden observarse antiguos mapas del Río de La Plata, así como los retratos de todos los embajadores franceses que se han sucedido en el Palacio Ortiz Basualdo desde la 2ª guerra mundial. es una interpretación del estilo Luis XV. La chimenea de mármol blanco, adornada con muy hermosos bronces cincelados, el gran panel central adornado por una pintura alegórica en el cielo raso y el detalle del medallón del cielo raso con figuras mitológicas, merecen igualmente una mención especial. Son también de gran interés las boiseries doradas, decoradas con instrumentos musicales, las arañas y los detalles de hierro forjado de las puertas y ventanas: constituyen destacados ejemplos de la calidad de los artesanos parisinos de comienzos del siglo XX, teniendo en cuenta que todos estos elementos fueron importados de Francia. Sobre la chimenea se ha colocado el busto del Rey de Francia Luis XVI.  es una reproducción muy brillante de una forma del estilo Luis XV, con motivos chinescos (« les chinoiseries ») que se utilizaron en la decoración de numerosos palacios y castillos franceses a mediados del siglo XVIII. Este salón, epicentro del edificio y punto de vista privilegiado tanto hacia el exterior como hacia el interior, está organizado alrededor de tres ejes:

_ El primero, hacia el pequeño palier cuadrado, el hall circular y la escalera de honor ;

_ El segundo, hacia el salón de baile, la sala de billar y la biblioteca;

_ El tercero, hacia el comedor y el jardín de invierno.

 

El comedor  es el mejor reflejo del estilo inglés en el Palacio Basualdo. Imita el comedor del Palacio Real de Oslo, y ha conservado íntegramente su decoración y su mobiliario, inspirados en el barroco inglés (siglos XVII y XVIII). La gran mesa permite recibir a 24 comensales. Es habitualmente utilizado en ocasión de los almuerzos y cenas oficiales de la embajada de Francia. Los cuadros que adornan las paredes son reproducciones de « Naturalezas muertas » del siglo XVII. Sobre la gran consola se observa el busto del Rey de Francia Enrique IV (muerto en 1610).


En el extremo del Palacio se encuentra un vasto salón con boiseries de estilo gótico (Edad Media francesa, siglos XIV- XV. Este salón fue concebido como « Jardín de invierno ». Su luminosidad y su piso de mármol permitían conservar allí plantas y arbustos. Este salón está adornado por cuatro hermosísimos jarrones de porcelana del siglo XIX decorados con escenas de la vida del Emperador Napoleón 1º.


La bibliothèque  avec son ouverture sur le jardin, est de style gothique anglais. Sa cheminée est ornée de motifs de la « première Renaissance ».


La salle de billard ou fumoir combine des boiseries et des plafonds de style Tudor, avec une grande cheminée de marbres polychromes inspirée de la Renaissance française. On peut y voir d’anciennes cartes du Río de La Plata ainsi que les portraits de tous les ambassadeurs français qui se sont succédé au Palais Ortiz Basualdo depuis la 2e guerre mondiale.

 

La magnifique salle de bal ou salon d’honneur est une interprétation du style Louis XV. La cheminée en marbre blanc, ornée de très beaux bronzes ciselés, le grand panneau central orné d’une peinture allégorique au plafond et le détail du médaillon du plafond avec des figures mythologiques méritent une mention spéciale. Sont également d’un grand intérêt les boiseries dorées décorées d’instruments de musique, les lustres et les ferronneries des portes et fenêtres : ce sont de remarquables exemples de la qualité des artisans parisiens du début du XXe siècle, tous ces éléments décoratifs ayant été importés de France. Sur la cheminée est posé le buste du Roi de France Louis XVI.

 

Le « salon chinois » est une reproduction très brillante d’une forme du style Louis XV, les motifs chinois (« les chinoiseries ») ayant servi à la décoration de nombreux palais et châteaux français au milieu du XVIIIe siècle. Ce salon, épicentre de l’édifice et point de vue privilégié vers l’extérieur et l’intérieur, est organisé en trois axes :

_ Le premier vers le petit palier carré, le hall circulaire et l’escalier d’honneur ;

_ Le deuxième vers la salle de bal, la salle de billard et la bibliothèque ;

_ Le troisième vers la salle à manger et le jardin d’hiver.

 

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La salle à manger est le meilleur reflet du goût anglais dans le Palais Ortiz Basualdo. Imitée de la salle à manger du Palais royal d’Oslo, elle a conservé l’intégralité de son décor et de son mobilier, inspirés du baroque anglais (XVIIe/ XVIIIe siècles). La grande table permet de recevoir 24 convives. Elle sert pour les déjeuners et dîners officiels de l’ambassade de France. Au mur, les tableaux sont des reproductions de « Nature morte » du XVIIe siècle. Sur la grande console, est posé le buste du Roi de France Henri IV (mort en 1610).

 

A l’extrémité du Palais, se trouve un vaste salon aux boiseries de style gothique (Moyen Age français – XIVe/XVe siècles). Ce salon était conçu pour servir de « Jardin d’hiver ». Sa luminosité et son sol de marbre permettaient d’y conserver plantes et arbustes. Ce salon est orné de quatre très beaux vases en porcelaine, datant du XIXe siècle et décorés de scènes de la vie de l’Empereur Napoléon Ier.

 

Publié dans Argentine

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Marc Jamin, conseiller à l'AFE

Publié le par FrançaisduMonde.adfe.conesud

Octobre 2010

 

La fonction d’un conseiller AFE est loin d’être de tout repos. Voici les différentes visites et présence de notre conseiller, M.Marc Jamin entre janvier et juillet 2010.

Depuis, la liste s’est déjà allongée. A cela, il faut rajouter une permanence hebdomadaire au Consulat de Buenos Aires et les réponses à de nombreux courriers.

 

14 janvier visite de la « Jeanne d’Arc ».

 

21 janvier : déjeuner à l’ambassade pour parler de la situation actuelle de l’Argentine avec Mme Michèle Goupil (Conseillère AFE), M.l’Ambassadeur, M.Le Consul général et le premier Conseiller de l’ambassade.

 

27 janvier : réunion des membres de Français du monde-ADFE au Sénat à Paris afin de parler de l’avenir de l’AFE.

 

28 janvier : participation au Conseil d’administration de Français du monde-ADFE et préparation de l’assemblée plénière de l’AFE.

 

1er au 6 février : participation à l’assemblée plénière de l’AFE à Paris

 

16 mars participation au Conseil d’établissement du lycée Jean Mermoz

 

18 mars : voyage au Paraguay, rencontre avec M. l’Ambassadeur de France au Paraguay et la sénatrice J. Garriaud Maylam. Inauguration du théâtre « Molière » à Asuncion.

 

25-26 mars réunion avec les Consuls honoraires d’Argentine ; réunion du Conseil de sécurité pour l’Argentine.

 

29 mars : préparation de la 2nde commission locale des bourses scolaires (CLB) avec Mme Goupil et les proviseurs du Lycée et du Collège.

 

31 mars : 2nde CLB pour Buenos Aires

 

10 au 12 avril : voyage au Chili

 

10 avril : -réunion à l’ambassade de France avec Mme C.Kammermann, les conseillers de l’ambassade ;

               -visite au foyer français

               -soirée solidarité pour « pompe France »

 

11 avril : voyage à Concepcion pour visiter les lieux sinistrés par le tremblement de terre du

27 février, les camps de réfugiés, le lycée français de Concepcion et la caserne détruite de « Pompe France ».

 

12 avril : réunion avec M.Bourguignat président de la section locale de Santiago de Français du Monde-ADFE

 

15 et 16 avril : voyage à Montevideo :

- Réunion consulaire pour l’attribution des aides de l’ONAC.

- 2nde CLB.

 

20 avril : voyage à Asuncion (Paraguay)

- 1ère CLB.

- Réunion avec Franck Dutertre possible futur adhérent pour le Paraguay

 

25 avril. réunion de la section locale de Français du Monde-ADFE de Buenos Aires

 

8 mai : commémoration du 8 mai 1945 au club des Aciens combattants en présence de M.l’Ambassadeur.

 

18 mai : conseil d’établissement au Collège franco-argentin de Martinez (Buenos Aires)    

 

7 juin : obsèques de Miguel Iriart, président des Anciens combattants.

 

10 juin : déjeuner de travail avec les membres du bureau de la section locale de Français du Monde-ADFE de Buenos Aires.

 

18 juin : commémoration de l’Appel du 18 juin de Charles de Gaulle à bord du « Chevalier Paul ». Réception à l’ambassade.

 

3 juillet : participation au dîner offert par les « Gadzarts » à Buenos Aires.

 

7 juillet : réunion au Consulat d’attribution des secours de l’ONAC

Juillet 2010

Visite au Chili dans la région sinistrée par le tremblement de terre 

En ma qualité de conseiller élu à l’assemblée des Français de l’étranger (AFE) représentant l’association « Français du Monde-ADFE » pour la région du cône Sud (Argentine, Chili, Paraguay et Uruguay), j’ai été invité par la section locale de Français du Monde-ADFE du Chili à participer à une soirée de bienfaisance à la caserne des pompiers « Pompe 4 de Santiago ». Cette soirée de solidarité des « Cœurs Français pour le Chili » avait pour objet de recueillir des fonds pour reconstruire la caserne « Pompe France » de Concepción (ville située a environ 500 km au sud de Santiago), entièrement détruite par le séisme du mois de février dernier.

A cette occasion, diverses associations françaises du Chili s’étaient regroupées afin d’organiser cet événement : Français du Monde-ADFE, l’association franco-chilienne des « professionnels », la chambre de commerce franco-chilienne, l’Union des Français du Chili, la corporation d’Amitié franco-chilienne, la corporation de bienfaisance « Aide française »,  les Dames françaises de bienfaisance, Santiago accueil et la « 4èmeCompagnie Pompe-France de Santiago ».

Etaient présents à cette soirée, la sénatrice Christiane Kammermann, les trois Conseillers AFE du Cône Sud et le 1er Conseiller de l’ambassade de France.

Au programme : les hymnes chiliens et français chantés par les pompiers de la 4ème Compagnie suivi d’un numéro de magie effectué par Claire PERRINE. Puis des airs d’opéra chantés par Claudio FERNANDEZ ARAYA et Pamela FLORES de l’Opéra de Santiago. Ensuite des chansons interprétées Isabel ALDUNATE.

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                                                                               Pompiers de la 4ème compagnie 

De nombreux cadeaux des entreprises locales ont été tirés au sort. La soirée se termina par une vente aux enchères de plusieurs tableaux donnés par des artistes chiliens.

Le lendemain matin, nous nous sommes déplacés à Concepción, une des villes les plus atteintes par le séisme et le raz de marée.

Michel Bourguignat,  président de la section de Santiago de Français du Monde-ADFE, m’avait organisé un parcours dans la zone sinistrée. Bernardo Benjamin Chau, membre de l’ONG « CEPAS » dont l’une des crèches avait été complètement détruite par le tremblement, me servait de guide.

Mon intérêt était de visiter les lieux où étaient réfugiés les habitants des villages de pêcheurs de la côte anéantie par le raz de marée. Ces pauvres gens étaient installés dans une zone de forêt débroussaillée par l’armée dans laquelle se trouvaient plusieurs camps éloignés de quelques centaines de mètres les uns des autres. Ils vivaient dans des petites baraques de fortune, construites avec des morceaux de tôle, des planches et des toiles, les unes à côté des autres, sans installations sanitaires.

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                                                                               Vue partielle du camp des réfugiés

De nombreuses voitures arrivaient, chargées de vêtements et de nourriture. Des particuliers, des ONG, des religieux de différentes confessions qui se mobilisent et apportent de quoi faire vivre les sinistrés jusqu’à ce que le gouvernement chilien les prenne en main et leur donne un nouveau toit et un emploi.

Nous nous sommes réunis autour d’une grande table avec une vingtaine de personnes pour parler de leur avenir. Ils habitaient tous sur la côte, dans trois petits villages de pêcheurs établis sur des terres appartenant à l’armée. Les modestes maisons ont résisté aux tremblements pourtant, quand ils ont vu la mer se retirer, leur vieil instinct leur a dit qu’ils devaient tout laisser et fuir vers les hauteurs le plus rapidement possible. Fort heureusement, il n’y a pas de victime à déplorer mais ils ont tout perdu : maisons, vêtements, meubles, souvenirs…tout.

Comme les camps se trouvent très éloignés de Concepción et de Talcahuano, ils ne peuvent pas être écoutés par les médias et à leur avis, ils seront les derniers à recevoir l’aide si attendue. Le gouvernement leur a promis des « media aguas », sortes de petites maisons préfabriquées en bois. Mais pour le moment il y a trop de questions sans réponses. Où iront-ils ? L’armée ne les laisse plus retourner sur la côte où ils ont toujours vécu sous prétexte que c’est trop dangereux. Que feront-ils ? Ils ont perdu leur travail de pêcheur mais aussi leurs barques et leurs filets. Ils espèrent pouvoir se reclasser dans d’autres activités et plus spécialement dans la reconstruction qui demandera beaucoup de main d’œuvre.

Il reste peu de temps pour trouver des solutions car la saison des pluies va commencer ainsi que l’hiver qui est rigoureux dans cette région.

Nous sommes descendus ensuite vers la côte pour voir les restes des villages. Toutes ces petites maisons en bois sont démolies : certaines ont été emportées vers la mer, d’autres déplacées par les vagues à une dizaine de mètres de hauteur, ou bien renversées, broyées, triturées. Un paysage dantesque. Quelques personnes recherchent parmi ces restes ce qui peut encore servir.

                                                       caleta Tumbes 3

                                                                                     Les effets du raz-de-marée

Il nous faut rentrer à Concepción pour visiter le lycée français. En traversant la ville, on peut apprécier l’intensité du désastre. Aucun quartier n’est épargné. Ce sont surtout les constructions les plus anciennes et modestes qui sont les plus atteintes : toitures effondrées, murs abattus ou sérieusement endommagés. En plein centre ville, une construction de plus de dix étages s’est cassée en deux. L’immeuble de l’Alliance française a subi des dommages structuraux. Irrécupérable, il sera démoli. Un des ponts qui traverse la ville s’est écroulé comme un jeu de dominos.

Accueillis par M. Guerrand, directeur de l’école primaire, nous parcourons le lycée Charles de Gaulle avec l’Ambassadrice de France Mme Maryse Bossière, la sénatrice Mme Christiane Kammermann, le Consul de France M. Frédérick Schmutz et les trois conseillers AFE. La construction a très bien résisté aux secousses. Sa structure est restée intacte. On aperçoit quelques fêlures tout de même dans certains murs et ainsi que les vitres des fenêtres du dernier étage ont été détruites. Les travaux de réparation ont déjà commencé afin de pouvoir reprendre les cours au plus vite.

Une vingtaine de personnes de la communauté française de Conception nous attend dans une grande salle. L’Ambassadrice leur présente Mme Kammermann ; cette dernière expliquant ce qu’est l’AFE, le rôle de ses conseillers et l’importance des débats lors des réunions plénières.

Pour terminer la journée, nous nous déplaçons vers les « restes » de la Pompe France de Concepción. Je dis bien « les restes » car la caserne a été entièrement détruite. Les pompiers volontaires n’ont pu sauver que leurs deux camions et une partie de leurs vêtements.

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                                                                    Les restes de la caserne des pompiers à Concepcion

Une haie d’honneur en uniforme accueille notre délégation. Après avoir chanté la Marseillaise, nous nous réunissons dans des locaux voisins cédés temporairement afin qu’ils puissent continuer leur travail ; « Pompe France » étant l’unique caserne de la ville. Le chef des pompiers nous informe que ses volontaires ne baissent pas les bras : ils ont la ferme volonté de reconstruire leur site pour continuer à servir la communauté.

camara-mama-111.jpg                                     Lors de la cérémonie à Concepcion, à gauche, Mme Kammermann, à droite, Mme Bossière

 

Marc Jamin

Conseiller AFE dans la circonscription du cône sud

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