Les journées de défense citoyenne ont été remises en route après la première vague de la pandémie en France. Même si, à Buenos Aires, le Consulat général de France n'organise plus de journées proprement dites, il est toutefois possible de faire des démarches afin d'obtenir une attestation provisoire de report ou une attestation de recensement.
Lire ce bilan d'Hélène Conway-Mouret, sénatrice des Français établis hors de France:
Lors de mes déplacements à l’étranger, je suis régulièrement saisie par des familles inquiètes pour leurs enfants des conséquences du non-accomplissement de la « journée défense et citoyenneté » (ou JDC). Je suis donc intervenue plusieurs fois sur ce sujet de préoccupation pour de nombreux jeunes établis à l’étranger.
Retrouvez toutes les informations concernant l'ADPFE (Assistance défense pénale Français de l'étranger), réseau d'avocats venant en aide aux Français victimes ou auteurs d'infractions pénales à l'étranger.
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Voici une nouvelle alternative pour l'apprentissage du français pour les enfants éloignés d'un établissement où le français n'est pas enseigné. Il s'agit du Centre éducatif en e-learning, ou Cefel.
Les conseillers représentant les Français vivant en Argentine se sont mobilisés afin de demander une revalorisation du taux de base pour l'aide sociale apportée par l'administration française envers les personnes rentrant dans les critères d'attribution de ladite aide.
En 2016, le taux de base mensuel calculé pour l’aide sociale apportée aux Français vivant en Argentine en situation de précarité atteignait 481 euros. Depuis cette date, ce taux n’a cessé de fondre passant à 448 euros en 2018, puis 357 euros en 2019 pour ne plus bouger depuis.
Nous tenons à dire avec une grande fermeté que ce taux de base, en supposant qu’il ne serait pas revalorisé pour l’exercice 2022, est beaucoup trop faible pour subvenir à un minimum de besoins pour les Français d’Argentine en état d’avoir droit à cette aide de la part de l’État français. Quelques chiffres montrent avec évidence cet état de fait. Depuis 2016, l’inflation cumulée en Argentine atteint un chiffre record de 916,88%1. Au même moment, si nous transformons en peso argentin le taux de base exprimé en euros à partir du taux de chancellerie utilisé officiellement comme moyen de conversion d’une monnaie à une autre, la hausse atteint 578,67% soit une différence défavorable de 338,21%.
Par ailleurs, il est possible d’établir une comparaison entre l’évolution du taux de base avec le minimum de la pension vieillesse en Argentine utilisée comme référence par les services de l’aide sociale. Évaluée à 5 661,16 pesos en 2016, celle-ci atteint dorénavant 50 353 pesos2. Soit une hausse de 889%, inférieure elle aussi à l’inflation argentine mais tout de même nettement supérieure à l’évolution du taux de base français.
Ainsi, en prenant les derniers chiffres officiels datant de septembre 2022, nous demandons une augmentation du taux de base à 557,58 euros afin de revenir pour le moins au niveau équivalent de 2016.
Il est à noter que le niveau du taux de base reste très faible dans un contexte de vie chère et d’une évolution des prix caractérisée par une inflation galopante.
Ou encore dit autrement, une remise à niveau du taux de base par rapport à l’année 2016 est une demande minimale loin de permettre de subvenir à un niveau de vie décent.
Les conseillers des Français de l’étranger pour l’Argentine
Christophe Dubois
Jérôme Guillot
Marie Uteau-Venegas
Laurent Waksmann
1 Chiffres de l’INDEC, institution de statistiques argentine équivalente à notre INSEE français.
2 Derniers chiffres de septembre 2022 selon l’ANSES (équivalent argentin de la CNAV française).
Du mardi 22 au vendredi 25 novembre, j'étais en visite dans la ville de Villa Mercedes dans la province de San Luis. Ce déplacement m'a permis de rencontrer des Français mais aussi des Argentins souvent issus de l'ancienne immigration du XIXème siècle ou encore des francophiles, amoureux de notre culture et toujours prompts à conserver voire tisser des liens avec notre pays.
Dans un premier temps, je dois tout particulièrement remercier Mme Cristina Aubert, animatrice de l'émission de radio "Contacto en Francia" sur Radio Mercedes 94.9 et élément centripète de tout ce qui touche à la culture française à Villa Mercedes. Cristina a organisé ma visite de main de maître; une visite aussi riche que variée, me permettant de rencontrer un grand nombre d'habitants de cette charmante ville provinciale ou de visiter des lieux insoupçonnés montrant le désir constant des "Mercedinos" à conserver des liens avec leur histoire tout en se projetant constamment vers l'avenir dans un dynamisme remarquable.
Difficile de passer sous silence l'incroyable accueil que j'ai reçu tout au long de mon séjour. Un accueil où se mélangèrent la gentillesse et la constante disposition à se rendre utile, bref, une impressionnante chaleur humaine bien plus forte que le climat estival et pourtant redoutable qui m'a accompagné durant ces quelques journées.
Dans les locaux de la municipalité, et en compagnie de Mmes Aubert et Marina Lara, sous-secrétaire de la culture de la municipalité, j'ai eu le plaisir d'être reçu par le maire de la ville, M. Maximiliano German Frontera. Pendant cet entretien, nous avons pu échanger sur de nombreux thèmes dont, bien entendu, la très grande implication de l'émigration française dans l'histoire de la ville et son développement.
A ce titre, on peut retrouver dans le hall principal une plaque déposée en 2006 par le consul général de l'époque, M.Dominique Homa, à l'occasion du cent cinquantième anniversaire de la fondation de la ville; preuve s'il en était de réaliser le rôle joué par nos ancêtres à Villa Mercedes. Il suffit de rappeler que Léon Guillet (?-1933), fils de Louis Guillet et Marie Socquet arrivés en 1871 depuis la France, naquit dans cette ville et fut maire de Villa Mercedes en 1916 puis gouverneur de la province de San Luis (1922-1926). Un exemple parmi d'autres, mais tout de même symbolique, pour montrer l'importance de la présence française dans cette région; présence que nous avons un peu tendance aujourd'hui à oublier. Et pourtant, au détour d'une rue, à la lecture d'une devanture d'un commerce ou d'un page jaunie d'un vieux journal d'époque, tout nous ramène à la venue de nos compatriotes dans cette contrée lointaine.
Justement, dans un des salons mis gracieusement à ma disposition par le personnel de la Maison de la culture de la ville, j'ai pu ensuite rencontrer des Français, il en reste très peu, et des Argentins d'origine française mais ayant perdu leur nationalité française. Cet échange nous a permis de parler bien entendu de la possibilité de récupérer cette nationalité, tâche difficile, mais aussi de comprendre à quel point notre pays, malgré les années passées, reste présent dans l'esprit de ces descendants de familles françaises.
Enfin, j'ai partagé un excellent repas avec les membres de la collectivité française de Villa Mercedes. Évoquant des souvenirs de parents ou grands-parents, narrant quelques anecdotes savoureuses, rappelant les classes de français qui existaient antan, tous ces sujets échangés durant cette charmante soirée nous mettait parfaitement en phase avec le lieu dont la décoration rappelait une certaine époque héroïque.
Ce séjour, trop court, m'a permis de retrouver non seulement des compatriotes dans le présent mais aussi la trace indélébile laissée par nos ancêtres dont on aurait peine à comprendre toute l'aventure vers l'inconnu que représentait, pour ces femmes et ces hommes, une installation souvent définitive dans cette province reculée de l'Argentine.
J.Guillot
Conseiller des Français de l'étranger en Argentine
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Réécouter l'émission de radio avec Cristina Aubert: