Mercredi 16 septembre, deux plaques commémoratives ont été placées devant le lycée Franco-Argentin Jean Mermoz, à la mémoire de sept de ses anciens élèves et membres du personnel, victimes du terrorisme d’État: Claudio César Adur, Yves Domergue, Marie-Anne Erize Tisseau, Alejandra Lapacó, Rubén Rosemberg, Cecilia Rotemberg et Elena María Ungar.
Cette date est loin d'être anodine: il s'agit de la tristement célèbre « Noche de Los Lápices », lorsque, dans la nuit du 16 septembre 1976, dix étudiants de la Plata furent séquestrés, torturés, et six d’entre eux assassinés. Cette journée symbolique ne pouvait mieux représenter la date de l'inauguration de cette double plaque en mémoire à ces personnes qui payèrent au prix de leur vie leur combat inégal contre le gouvernement putschiste et totalitaire argentin (1976-1983).
M.l'ambassadeur Romain Nadal et Mme Françoise Sturbaut proviseure du lycée Jean Mermoz
Lors de la cérémonie, M.Romain Nadal, ambassadeur de France en Argentine, Mme Françoise Sturbaut, proviseure du Lycée Mermoz, M. Jose Luis Taboada, président de l'association "Memoria Palermo", ainsi que le frère d’Elena María Ungar ont tour à tour pris la parole pour rappeler l'importance de ce travail de mémoire et la nécessité de continuer à transmettre ces noms et ces histoires aux générations futures. Car oublier son passé c'est se condamner à le revivre. La mémoire n'est pas un regard tourné vers le passé : c'est une promesse faite à l'avenir. De ces nombreux discours, il en est ressorti une profonde émotion, un grand recueillement et le soulagement de savoir que ces victimes de la barbarie ne tomberont jamais dans l'oubli, que leur combat n'aura pas été vain, que leur nom restera à jamais associé à celui de la lutte pour la liberté; liberté de ceux qui n'hésitèrent pas à dire "non", quel qu'en soit le prix à payer.
Nunca más. Plus jamais ça.
A lire aussi dans le Trait d'Union, le journal francophone d'Argentine:
Le consulat général de France de Buenos Aires a eu l'excellente idée de publier une lettre d'information dans laquelle il décrit quelques-unes de ses actions.
Dans cette première lettre, après une présentation de M.Jean-Christophe Fleury, consul général vous pourrez retrouver:
-le bilan de l'activité consulaire:
Voici un aperçu global de l'activité du Consulat général de France à Buenos Aires, compétent pour l'Argentine, le Paraguay et pour l'état civil en Uruguay. Le Consulat remplit une mission de service public et remplit les fonctions de plusieurs administrations françaises. Il assure la protection et l'accompagnement des citoyens français à l'étranger.
On pourra retrouver aussi la présentation de notre nouvelle consule adjointe, Mme Estelle Grillo-Covez et de M. Geoffroy Quian qui viennent d'intégrer l'équipe du consulat.
Vous pouvez consulter en ligne, l'intégralité de cette lettre:
Voici le programme écologiste pour les Français de l'étranger porté par Mélanie Vogel en tête de la liste écologiste, candidate pour les prochaines élections sénatoriales qui se dérouleront le 27 septembre prochain à Paris et Mathilde Ollivier actuelle sénatrice des Français.es établi.es hors de France.
Depuis cinq ans, les Écologistes portent au Sénat une voix nouvelle pour les Françaises et Français de l’étranger : une voix écologiste, sociale et féministe.
Ces dernières années ont aussi montré l’échec du macronisme : recul des services publics, affaiblissement des solidarités, renoncement écologique et éloignement toujours plus grand entre les citoyennes et citoyens et leurs institutions. À l’étranger comme en France, nos compatriotes en ont payé le prix. Le mandat qui vient doit donc être celui de la construction d’une alternative écologiste au macronisme et d’un véritable rempart face aux menaces de l’extrême droite : une alternative qui protège, qui émancipe et qui rassemble.
Savoir les tarifs de chancellerie en vigueur comme le passeport ou encore les copies certifiées conforme, les laisser-passer... C'est facile, il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous:
A la veille des élections sénatoriales, Mélanie Vogel, sénatrice des Écologistes, qui se représente pour un second mandat présente son bilan de cinq ans de sénatrice.
Mon bilan, c’est avant tout le vôtre, le vôtre et celui de toutes celles et ceux que
nous sommes parvenus à mobiliser ces 5 dernières années. Et nous pouvons
en être fier·es. Alors que le groupe écologiste est le plus petit groupe du Sénat, alors que ma voix tranche avec celle de la majorité sénatoriale, nous avons collectivement démontré une capacité à peser sur le réel, à construire des majorités qui semblaient inaccessibles, mais aussi à imposer des idées nouvelles dans le débat public. Aussi, je voulais vous dresser une liste non exhaustive du travail accompli en 5 ans. Nous avons déjà fait la différence. Plus fort·es, nous pourrons faire la bascule.
Voici le compte rendu des nouvelles journées de notre association qui viennent de se dérouler à Paris. A noter l'élection d'un nouveau président en la personne de Jaime Peypoch.
A lire sur le site de Français du monde-ADFE
Du 27 au 29 août 2026, Français du monde – ADFE a réuni à Paris ses adhérentes et adhérents à l’occasion de ses 46e Journées associatives. Trois jours de rencontres, de débats, de réflexion et de convivialité, qui ont permis de revenir sur l’action de l’association, de préparer ses prochaines orientations et de renouveler ses instances dirigeantes.
Écouter ce podcast sur la Radio des français dans le monde avec cette interview de Karine Gbaguidi Kerekou, secrétaire générale de l'association:
Vivre à l’étranger, c’est une liberté — mais aussi parfois un sentiment d’isolement face aux démarches administratives, aux questions de scolarité ou aux droits à défendre. Comment garder un lien solide avec la France tout en s’enracinant dans son pays de résidence ?
On le sait, telle une antienne, nous répétons inlassablement les difficultés, et ce sur plusieurs plans, que rencontrent nos compatriotes vivant à l'étranger. C'est dans ce cadre que cent représentants, dont le rôle est reconnu auprès des Français de l'étranger, lancent un "Appel des 100" au gouvernement.
A lire sur le site de Français du monde-ADFE
Plus de cent élus, parlementaires, représentants associatifs et acteurs engagés auprès des Français de l’étranger ont signé « l’Appel des 100 », une tribune publiée par Lesfrancais.press demandant au Gouvernement de transformer enfin ses promesses en actes. Ce texte fait directement écho aux enseignements du Baromètre Français du monde 2026 : accès aux droits, simplification des démarches administratives, retraites, protection sociale, enseignement français à l’étranger… autant de priorités identifiées par les Français établis hors de France et désormais portées collectivement dans le débat public.
Les dossiers de demandes de subvention peuvent être retirés par mail auprès du consulat général de France à Buenos Aires au plus tardle16 octobre 2026.
La date limite de dépôt des dossiers est fixée au 23 octobre 2026.
Cette année, certains critères d’éligibilité ont été révisés :
Montant maximum de subvention fixé à 10 000 € (au lieu de 15 000 €) ;
Les frais de bouche ne doivent pas représenter plus de 10% du montant de la subvention demandée
Toutes les informations sur les critères d’éligibilité de la campagne sont publiées sur le site du consulat :
N'hésitez pas à nous contacter pour toute demande d'informations.
A lire aussi sur le site de notre association Français du monde-ADFE:
La campagne STAFE 2027 (Soutien au tissu associatif des Français de l’étranger) est officiellement lancée. Porté par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, ce dispositif permet aux associations françaises à l’étranger de solliciter un soutien financier pour des projets ciblés, à condition de répondre à des critères stricts. Date limite de dépôt des dossiers : 26 octobre 2026.
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Etape 2
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De gauche à droite, Roberto Romani et André Baranoff
Lundi 24 août, l'Alliance Française de La Plata a organisé une soirée en deux temps consacrée à la culture « gaucha », entre exposition photographique, cycle de conférences le tout enrichi de musique et de danses traditionnelles.
Une exposition présente dans tout le bâtiment
Le rideau s'est levé à 18 heures avec Jérôme Guillot, président de l’association Gallia, qui a coorganisé l’évènement avec Gabriel Darrigan, président de l’Alliance française de La Plata. Le photographe franco-russe André Baranoff a présenté son exposition « A campo abierto » avec pas moins de 37 clichés noir et blanc. Loin d'être confinés à une seule salle, les œuvres étaient présentes dans tout l’édifice : du rez-de-chaussée à la salle de conférence en passant par l’escalier menant au premier étage. Au fil de sa propre déambulation, le visiteur découvrait par fragments le monde de la pampa argentine. Ce parti pris scénographique donnait à l'exposition une présence diffuse nous plongeant dans le monde des célèbres gauchos.
Dans la salle de conférence, André Baranoff a expliqué quelques-unes de ses techniques pour réaliser ses photos. Il a détaillé sa méthode de tirage argentique à l'ancienne ; une manière de rappeler que la photographie, avant d'être une simple image, est le résultat d’un métier et d’un art à part entière. L’homme de lettres Roberto Romani est ensuite intervenu pour resituer son travail dans son style lyrique si caractéristique. Ses courts poèmes, qui accompagnent chacune des œuvres de Baranoff, dialoguent avec l’image et nous ouvrent des portes vers ce monde particulier et unique. Comme un clin d’œil à la France, patrie d’accueil de l’enfance du photographe, il a comparé le destin de cette Argentine traditionnelle à celui d’Antoine de St-Exupéry et de Gallia qui concentre ses recherches sur la présence française en Argentine. Son dernier ouvrage « San Carlos » raconte l’histoire singulière de ce château situé dans la Mésopotamie argentine et qui eut l’honneur de la visite du célèbre aviateur.
La pampa prend la parole
Quelques instants plus tard, à l'invitation conjointe de la « Rinconada Criolla La Plata », de « l'Asociación Argentina de Escritores Tradicionalistas » et de « l'Agrupación Rinconada Criolla », ce sont les « gauchos » qui ont pris le relais pour ce second volet de la soirée.
Ana María Altamirano a consacré sa dissertation à Cesáreo Bernaldo de Quirós (1879-1968) qu’elle a présenté comme “le peintre de la patrie”. Le rapprochement n'a rien d'excessif : né à Gualeguay (Entre Ríos), là où justement vivent André Baranoff et Roberto Romani, cet artiste postimpressionniste consacra une grande partie de son œuvre à la culture « gaucha », au point que son exposition Los Gauchos, en 1928, fut saluée comme l'un des événements culturels majeurs de l'année et contribua à faire de la figure du « gaucho » un véritable archétype de l'identité nationale argentine.
Carlos Raúl Risso poursuivit par une intervention consacrée aux origines du mot « gaucho » en revenant à la genèse de ces hommes et de leur culture, sorte de syncrétisme d’influence entre l’ancien et le nouveau monde ; un moment riche en information. Pour terminer, le chanteur et guitariste Guillermo Millán nous a présenté une autre facette, musicale cette fois, de ce monde fascinant avant que des couples de danse traditionnelle ne prennent le relais sur scène au rythme de la chacarera et de la zamba.
La soirée s’est finalement conclue sur un apéritif, où entre les photos d’André Baranoff et les costumes des gauchos, les visiteurs, qui étaient plus d’une centaine, ont pu échanger avec les intervenants. L'Alliance Française de La Plata et toutes les associations et les bénévoles organisateurs de cet évènement, ont offert, le temps d'une soirée, un espace où l'image, la parole et le geste se sont répondus les uns aux autres sous le regard attentif d’un public captivé.
Ugo Contrino
Jérôme Guillot
Les organisateurs et acteurs au grand complet
Un article paru dans le journal "El Dia"
La Alianza Francesa de La Plata fue escenario este lunes de una jornada dedicada a la cultura, la tradición y el intercambio artístico, que combinó una destacada exposición fotográfica con disertaciones históricas y expresiones folclóricas en su sede ubicada en calle 59 Nº 626.