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Droits à l'assurance maladie pour les Français de l'étranger

Publié le par FrançaisduMonde.adfe.conesud

Sur le site d'Hélène Conway-Mouret, sénatrice des Français établis hors de France, retrouvez un article synthétiques sur les droits des Français de l'étranger en cas de départ de France ou de retour au pays.

La continuité des droits à l’assurance-maladie est l’une des principales préoccupations lorsqu’une mission en expatriation s’achève. Si la nécessité d’un changement administratif peut être source d’inquiétude, la procédure n’est pas si complexe lorsqu’on se questionne dans le bon ordre.

Lire la suite:

Départ à l’étranger, retour en France : quid des droits à l’assurance maladie ?

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Ouverture de la campagne CCPAS 2023

Publié le par FrançaisduMonde.adfe.conesud

Nous publions ce message du consulat concernant l'aide sociale pour les Français de l'étranger.

La campagne CCPAS pour l’année 2023 est ouverte du 1er juillet au 15 septembre 2022. L’ensemble des informations relatives à cette campagne a été publié sur le site du consulat que vous pourrez consulter en cliquant sur le lien suivant : https://ar.ambafrance.org/Demandes-d-aides-sociales

Afin de renouveler ou faire une première demande d’aide sociale pour l’année 2023, les demandeurs doivent faire parvenir :

-          Le formulaire correspondant au type d’aide demandée (disponible sur cette page)

-          La liste des justificatifs à transmettre (en dernière page du formulaire)

Les dossiers complets sont à déposer avant le 15 septembre, soit:

- par voie postale à l’adresse du consulat;

- de manière présentielle lors des horaires d’ouverture du service social les mardi, mercredi ou jeudi de 9h30 à 12h30;

- sous pli fermé à l’accueil du consulat.

Attention: Aucun dossier ne sera recevable par mail.

Les membres du service social restent à votre disposition pour toute question concernant cette démarche.

Les conseillers des Français de l'étranger sont également à votre disposition pour toute demande de renseignement.

 

 

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Réforme de la haute fonction publique. Conséquence à l'étranger ( Actualisation n°1)

Publié le par FrançaisduMonde.adfe.conesud

La réforme de la haute fonction publique provoque des remous à tel point qu'un appel à la grève a été lancé le 2 juin dernier.

Lire à ce sujet, les impressions de Jean-Yves Leconte, sénateur des Français établis hors de France:

 

La Diplomatie en grève

Sur France Culture, l'émission du "Temps du débat", revient sur la réforme de la haute fonction publique. Une réforme dont on parlera encore à n'en pas douter.

En avril, E. Macron annonçait une réforme de grande ampleur de la haute fonction publique. Les deux corps diplomatiques qui constituent la hiérarchie du Quai d’Orsay n'y ont pas échappé, ils seront supprimés d’ici 2023. Quels effets aura cette mesure sur la diplomatie française ?

Ecouter l'émission:

La réforme de la haute fonction publique met-elle en danger la diplomatie française ?

Hélène Conway-Mouret est intervenue à l'occasion de l'examen du programme 105 concernant l'action de la France en Europe et dans le monde. Elle a insisté sur les coupes budgétaires qui ont une incidence évidente sur la qualité du service diplomatique et consulaire en terme d'effectifs notamment. La sénatrice s'inquiète également de la réforme à venir de la haute fonction publique laquelle, en l'état, aura des conséquences manifestes sur la représentativité française à l'étranger.

"Début novembre, je suis intervenue lors de l’examen, par la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces Armées du Sénat, du programme 105 « Action de la France en Europe et dans le monde ». J’ai tenu à rappeler les effets délétères des années de coupes budgétaires subies par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, en particulier leurs répercussions sur les personnels diplomatiques et consulaires."

Lire la suite:

PLF 2022 – Mon intervention lors de l’examen du programme 105 « Action de la France en Europe et dans le monde »

Lire aussi:

Ma question écrite sur les conséquences de la réforme de la haute fonction publique sur les métiers diplomatiques et consulaires

Publié dans Actualités

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AEFE: réforme de gouvernance et création d'instituts de formation régionaux

Publié le par FrançaisduMonde.adfe.conesud

Hélène Conway-Mouret, Yann Chantrel et Jean-Yves Leconte, sénateurs des Français établis hors de France, se sont exprimés sur la toute nouvelle réforme à l'AEFE créant, entre autres, des instituts de formation régionaux. Une loi qu'ils soutiennent avec le groupe écologiste, socialiste et républicain mais qui, selon eux, ne va pas assez loin.

Dans un communiqué de presse paru dans le Journal des Français à l’étranger, le Conseiller des Français de l’étranger et administrateur au conseil d’administration de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger François Ralle Andreoli et moi appelons le gouvernement à revenir en toute urgence sur l’application de deux mesures impactant les personnels du réseau.

Lire la suite:

« Le réseau d’enseignement français à l’étranger dans la tourmente » : mon communiqué de presse avec François Ralle Andreoli dans le Journal des Français à l’étranger

J’ai participé à la réunion du conseil d’administration extraordinaire de l’AEFE le 26 janvier afin de valider ou non le Contrat d’objectifs et de moyens de l’AEFE pour les années 2021-2023.Les 4 axes stratégiques du COM 2021-2023 sont les suivants :

Lire la suite:

AEFE, un contrat d’objectifs sans moyens suffisants

Jeudi 27 janvier, le groupe Socialiste, Écologiste et Républicain a voté en faveur de la proposition de loi sur la gouvernance de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) et la création des Instituts régionaux de formation.

Lire suite:

Mon intervention lors de la discussion générale sur la proposition de loi modifiant la gouvernance de l’AEFE et créant les Instituts régionaux de formation

Mon groupe a abordé de manière constructive l’examen de la proposition de loi visant à faire évoluer la gouvernance de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) et à créer les Instituts régionaux de formation (IRF) en proposant plusieurs amendements – dont je me réjouis de leur adoption – visant à enrichir ce texte, notamment sur trois aspects.

Lire la suite:

Nos amendements à la proposition de loi modifiant la gouvernance de l’AEFE et créant les IRF

Alors qu’il est demandé à l’AEFE de doubler le nombre d’élèves en 2030, son développement est entravé par diverses contraintes. Si la proposition de loi visant à faire évoluer la gouvernance de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) et à créer les Instituts régionaux de formation (IRF) se limite à répondre à deux objectifs du Contrat d’objectifs et de moyens pour les années 2021-2023, nous avons présenté une série d’amendements afin d’apporter des solutions à certaines situations de blocage et attirer l’attention du gouvernement.

Lire la suite:

Proposition de loi modifiant la gouvernance de l’AEFE et créant les IRF : des améliorations manquées

Le 27 janvier 2022, la proposition de loi visant à faire évoluer la gouvernance de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) et à créer les instituts régionaux de formation (IRF) était discutée au Sénat.

Adoption de la loi faisant évoluer la gouvernance de l’AEFE et créant les Instituts régionaux de formation

 

Si, avec mes collègues du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain (SER), Hélène Conway-Mouret et Jean-Yves Leconte, nous avons choisi de voter en faveur des quelques avancées permises par ce texte, il ne règle pas la question des moyens nécessaires au développement de l’AEFE.

Enseignement français à l’étranger : une proposition de loi sans ambition

Tant elle me semble déconnectée de la réalité vécue par les différents acteurs de notre réseau au cours des dernières années, je conseille à l’ensemble des acteurs de l’enseignement français à l’étranger de regarder attentivement cette vidéo. Cela me semble absolument « hors sol » !

AEFE : Opération Metaverse…

Ce jeudi 27 janvier, nous avons débattu de la proposition de loi de la Sénatrice Samantha Cazebonne, portant réforme du code de l’éducation au sujet de la gouvernance et des missions de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) et installant des instituts régionaux de formation.

Mes interventions lors de la discussion de la proposition de loi Cazebonne sur l’AEFE et les IRF

Le texte législatif de cette réforme:

LOI n° 2022-272 du 28 février 2022 visant à faire évoluer la gouvernance de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger et à créer les instituts régionaux de formation

Et aussi

Pour compléter votre lecture, voici quelques points de vue.

Sur la chaîne YouTube du journal des Français à l'étranger:

Table ronde virtuelle avec Jean-Baptiste Lemoyne et Olivier Brochet

L’AEFE et l’association « 100 000 entrepreneurs » ont signé en février 2021 une convention afin d’accompagner l’orientation post-bac des élèves du réseau d’enseignement français à l’étranger.

Lire la suite:

Réseau AEFE : des élèves à la rencontre du monde de l’entreprise

Dans le cadre d’une série de 8 entretiens sur les thèmes majeurs concernant les Français établis hors de France, nous avons interrogé Samantha Cazebonne et Olivier Brochet, respectivement députée de la 5ème circonscription des Français à l’étranger et directeur de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) sur le thème de l’enseignement français hors de France.

Français à l’étranger au quotidien : enseignement français à l’étranger

Sur le site des Français.press

AEFE : un désastre évitable?

La proposition de loi pour l’éducation à l’étranger de Samantha Cazebonne

Sur le site du petit journal.com

Le Sénat adopte une nouvelle proposition de loi sur la gouvernance de l’AEFE

 

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Podcast: élections législatives 2022 en France, le bilan

Publié le par FrançaisduMonde.adfe.conesud

Juan Buchet, correspondant de Radio France Internationale (RFI) en Argentine et directeur de Radio Cultura de Buenos Aires et Carlos Gabetta, ancien directeur de l'édition du Monde diplomatique (édition Amérique du Sud) ont répondu à nos questions sur les élections législatives qui viennent de se dérouler en France. Voici des extraits de leurs interviews en forme de podcast.

Présentation de l'émission

Introduction

Première partie avec une analyse axée sur les circonscriptions des Français de l'étranger.

Première partie

Seconde partie. La suite de l'analyse de ces élections par Carlos Gabetta et Juan Buchet. Un regard cette fois-ci sur une analyse globale des résultats en France.

Seconde partie

Remerciements

Conclusion

 

Publié dans Radio

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Défenseurs des Droits pour les Français de l'étranger

Publié le par FrançaisduMonde.adfe.conesud

Défenseur des Droits - 
Les Français de l'étranger y ont accès depuis 1er mars 2016

Une nouvelle déléguée en charge des Français de l'étranger vient d'être nommée. Il s'agit de Mme Patricia de Forges.

Lire sur le site d'Hélène Conway-Mouret, sénatrice des Français établis hors de France:

Nomination d’une troisième déléguée de la Défenseure des droits pour les Français de l’étranger

Nomination de Brigitte Bonnaud le premier mars 2022, déléguée en charge des Français de l'étranger

Lire la suite:

http://www.francais-du-monde.org/2016/03/14/defenseur-droits/

Sur le site d'Hélène Conway-Mouret, sénatrice des Français établis hors de France:

Nouveau délégué du Défenseur des droits chargé des Français de l’étranger

Sur le site des Français à l'étranger.fr

Le Défenseur des droits, accessible aux Français de l’étranger

Publié dans Tout savoir sur...

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Décès de M. Jean-Edouard de Rochebouët, président de la Fondation d'entraide des Français en Argentine

Publié le par FrançaisduMonde.adfe.conesud

Juan Buchet, correspondant de Radio France Internationale (RFI) en Argentine et directeur de Radio Cultura de Buenos Aires, depuis Paris, nous a envoyé ce message suite au décès de M. de Rochebouët dans lequel il lui rend un émouvant hommage.

Chau Jean-Édouard !

En la Cámara de Comercio e Industria France Argentine (CCIFA), que presidió durante 25 años, le decían “El Hombre”. Con cariño, pero sabiendo de sus exigencias. Porque sí, este francés afable, de eternos ojos sonrientes tras sus lentes, y de cuyos labios fluía una ligera y cómplice ironía, siempre de buen tono, que supo llevar de su idioma natal a su adoptado castellano, no sin perder la reconocible tonada de su lengua de origen, podía ser exigente. Debía serlo en Cave Extrême, la bodega boutique que fundó en los 90, después de dejar su cargo en una de las primeras casas francesas que le apostó a producir vino en la Argentina (Moët et Chandon), la primera, en todo caso, en crear aquí un espumante que se volvió luego en el país sinónimo del que se produce en la región de Champagne. Una Pyme, decía él, que debía dirigir pensando siempre en la calidad de sus espumantes, sin olvidar las contingencias de la economía tan particular del país que lo atrapó definitivamente, mujer e hijos mediante.

Pero la Cámara, pese a ser una estructura asociativa, debía manejarse internamente, decía también él, como una Pyme. De ahí, la exigencia del “Hombre”. Que no debió ser mala, porque contra viento y marea, y de crisis en crisis, la CCI France Argentine, la más antigua de las Cámaras binacionales del país, mantuvo y hasta aumentó sus miembros (hoy unos 500), y tuvo su peso político, durante la gestión de Jean-Édouard de Rochebouët.

A Jean-Édouard (“JER”), lo conocí en los 90, en un viaje de Carlos Menem a París, él en la delegación empresarial que acompañaba al Presidente, yo, como corresponsal que cubría la visita. Era entonces más discreto y reservado, pese a sus más de 190 centímetros de altura. Poco después, sería electo Presidente de la CCI France Argentine, y reelecto casi indefinidamente hasta que aceptó/decidió retirarse del cargo en 2018, no sin quedar vinculado a la Cámara como Presidente de Honor. Fue en esos más de 25 años de tormentas que hizo crecer la institución, a la vez que él afirmó su personalidad emprendedora y comunicativa, pero con la distancia suficiente como para no tomarse demasiado en serio. Siempre la sonrisa tras los lentes, la ironía en los labios. Y una copa en la mano. Copas que chocamos, hubo muchas. ¿Cómo no saber apreciar el buen vino, y aprender a hacerlo, a su lado? Un día me dijo: “Ya no hay revistas de vino de calidad en Argentina. Vos podrías hacer una. Buena, y sin “chivos””. De su parte, un halago y un reconocimiento. Se lo agradecí, pero había pasado quizás el tiempo de este tipo de revistas.

Después de la Cámara, institución asociativa, recordémoslo, que exige mucho, ad honorem, de quien ejerce la Presidencia, Jean-Édouard, siempre a la cabeza de Cave Extrême y de Atamisque (bodega a la que se había asociado y cuyos excelentes vinos creó), le encontró tiempo para ejercer otra Presidencia. Asociativa y ad honorem igualmente, y enteramente benéfica: la Fundación de Ayuda Mutua de los Franceses de Argentina (FEFA), de la que me alegro haber sido cofundador con JER y seguir siendo administrador. Pese a su enfermedad (que casi ninguno conocía), se dedicó a la FEFA con ahínco y mostrando su capacidad de manager en estos últimos años de pandemia en que nos tocó asistir a personas en dificultad con premura y en todo el país, pero asegurándonos siempre de la realidad del caso y del nivel de necesidad. Cuidando el dinero público. Pero como en una Pyme, como lo pedía Jean-Édouard, que analizaba personalmente cada situación.

Emprendedor con capacidad de liderazgo, conocedor de vinos y bon vivant, divertido compañero y buen amigo, abierto a la comunidad, hombre de cultura, figura eminente de la relación franco argentina, Jean-Édouard de Rochebouët fue una gran y buena persona. No dudo que su fe lo haya acompañado en sus últimos momentos y mitigado el dolor de la pérdida para su esposa Estela Ramos Mejía, sus hija e hijos Luisa, Gastón, Félix y Diego, nietos y allegados.

He y hemos perdido un amigo. Mis disculpas por el tono quizás excesivamente personal de esta despedida que escribí como homenaje a JER, pero estoy seguro que Jérôme Guillot, consejero de los franceses en Argentina y a traves del blog de Français du monde, no me desmentirá.

À toi, Jean-Édouard ! Adieu l’ami !

Juan Buchet

 

Voir aussi dans le Trait-d'union

Disparition de Jean-Edouard de Rochebouët

Publié dans Argentine

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Augmentation du taux de cotisation retraite des personnels détachés

Publié le par FrançaisduMonde.adfe.conesud

Les sénateurs se sont mobilisés pour dénoncer la hausse des taux de cotisation des pensions civiles qui concernent les personnels détachés ( hors le personnel ayant le statut de résident et expatrié AEFE). Leur action a permis l'ajournement puis l'abrogation de cette décision. La vigilance reste dons de mise.

Sur le site d'Hélène Conway-Mouret, sénatrice des Français établis hors de France:

Lundi 23 mai, j’ai participé à la réunion organisée par le ministère de l’Europe et des affaires étrangères avec l’ensemble des acteurs de l’enseignement français à l’étranger au sujet du décret du 26 avril 2022 qui porte le taux de cotisation des pensions civiles des personnels détachés à l’étranger de 11,10% à 27,77% du traitement indiciaire. Cette augmentation s’appliquera aux détachements et aux renouvellements de détachements prononcés à partir du 1er mai 2022.

Lire la suite:

Notre courrier à la Première Ministre sur l’augmentation du taux de cotisation des personnels détachés

Sur le site de Jean-Yves Leconte, sénateur des Français établis hors de France.

Nous avons eu, à l’initiative de la Direction générale de la Mondialisation du Quai d’Orsay qui assure la tutelle de l’enseignement français à l’étranger, une réunion lundi sur le décret 2022-705 du 26 avril 2022 (son contenu ici) qui fait passer le part « salarié » des pensions civiles d’un taux de 11,1 à 27,7%.

Lire la suite:

Situation des détachés directs : après la visioconférence de lundi organisée à la demande du Quai d’Orsay…

Détachés directs : le décret à la source du problème reporté puis abrogé

Publié dans Actualités

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Premier tour des élections législatives, vote en ligne: les conseillers des Français d'Argentine s'expriment

Publié le par FrançaisduMonde.adfe.conesud

Suite aux grandes difficultés éprouvées par les Français de l'étranger en général et en Argentine en particulier pour voter en ligne lors du premier tour des élections législatives 2022, les quatre conseillers des Français d'Argentine ont écrit ce texte à l'intention de la communauté française en Argentine. Il a été publié dans le Trait d'union des Français d'Argentine le 9 juin 2022.

Espérons que le second tour se passera dans de meilleures conditions!

N'a pas pu voter (en ligne)

 

L’expérience du vote en ligne pour les Français de l’étranger à l’occasion du premier tour des élections législatives s’est déroulée dans des conditions pour le moins laborieuses. Pour l’Argentine, la participation totale n’a obtenu qu’un maigre 4.34%, loin des espérances affichées.

Quelques jours avant le scrutin, chaque électeur inscrit sur la liste électorale consulaire (LEC) de sa circonscription avait reçu comme prévu les informations sur sa boîte électronique contenant dates du vote et identifiant. D’autre part, il avait reçu son code sur son numéro de portable. Tout semblait donc en ordre. D’autant que les tests grandeur nature de septembre 2021 et janvier 2022 s’étaient déroulés sans anicroches.

Patatras ! Quelques jours plus tard, un nouveau courriel indiquait que la procédure allait être entièrement réinitialisée en raison d’un problème justifié laconiquement de « technique » par les instances ministérielles. Mais, problème, de nombreux électeurs ne reçurent pas leur nouveau mot de passe sur leur portable. Ainsi, à l’ouverture du portail de vote, il devenait donc nécessaire de régénérer un nouveau code. Cette démarche assez lourde devait être réalisée avec l’aide du numéro d’identification consulaire (Numic). Peine perdue : malgré l’envoi de demande de nouveau code (une demande se déroulant en deux temps par la réception d’un lien sur sa boîte électronique pour ensuite réceptionner le code sur son portable), celle-ci n’arrivait pas en raison de difficultés spécifiques de réception des courriels sur certains serveurs de messagerie. Pour les compatriotes qui avaient eu la chance de recevoir le premier message, ils ne recevaient pas sur leur portable le SMS contenant le mot de passe. Résultat, le vote était impossible. Lorsque les choses se sont peu à peu débloquées, certains électeurs patients ont réussi à déposer, tant bien que mal, leur bulletin dans l’urne électronique. D’autres, découragés, ont désisté. D’autres enfin n’ont jamais pu obtenir le nouveau mot de passe.

Pour un bon nombre de Français vivant près des centres de vote ouverts dans le pays, il aura toujours été possible d’aller déposer son bulletin dans l’urne. Pour les autres, parce que trop éloignés, le scrutin numérique était justement un moyen de favoriser leur participation. Et il était souvent bien trop tard pour établir une procuration.

Alors bien sûr, on peut parler d’un raté qui, nous l’espérons pour le second tour, ne se reproduira pas. Mais enfin ? Nous sommes déjà devant une procédure électorale fort complexe demandant une assez bonne connaissance de la chose numérique ce qui, bien entendu, n’est pas le cas pour tout le monde. Si ensuite ce système, faillible, nous oblige à entamer un véritable parcours du combattant, comment s’étonner de l’extrême faiblesse de participation ?

Ces déconvenues doivent être replacées dans une autre perspective : celui de la numérisation forcée entreprise par l’administration. Une numérisation présentée comme une simplification censée alléger et accélérer les démarches administratives que les Français de l’étranger doivent entreprendre dans leur quotidien. Or, ce qui vient de se passer pour ce premier tour électoral n’est pas un événement isolé. Il symbolise, en quelque sorte, les nombreuses plaintes de compatriotes bloqués dans leurs démarches en ligne : plates-formes numériques ou téléphoniques qui ne fonctionnent pas pour prendre un rendez-vous ou déposer un dossier, certificats de vie compliqués voire impossibles à établir, difficultés pour trouver un correspondant en France, lenteur de la communication voire absence de réponse... Une liste à la Prévert qui ne demande qu’à s’allonger.

Malgré les annonces gouvernementales, la numérisation, présentée comme le moyen de rapprocher les Français de l’étranger vers leur administration (alors qu’au même moment nous assistons à une baisse continue d’agents en poste dans les consulats ce qui remet chaque fois plus en cause leur efficacité), n’est absolument pas à la hauteur des attentes.

Et cet épisode électoral raté pour l’Argentine en est une triste illustration.

En tant que conseillers et conseillère pour les Français vivant en Argentine, nous resterons vigilants et mobilisés pour exiger la nécessité de services publics administratifs efficients, que ce soit en mode présentiel ou virtuel, afin de garantir à toutes et à tous la possibilité d’exercer dans les meilleures conditions leur pleine citoyenneté.

 

Christophe Dubois, Jérôme Guillot, Marie Uteau Venegas, Laurent Waksmann

 

 

Le texte publié dans le Trait d'union des Français d'Argentine

Elections législatives : les Conseillers se font entendre

 

Lire aussi

 

Sur le site de France info

Législatives : des Français de l'étranger privés de vote par internet à cause d'un problème technique ? "Je ferai partie des abstentionnistes malgré moi"

 

Sur le site de France24

Législatives : le casse-tête du vote par Internet pour les Français de l’étranger

 

Sur le site du Petit journal.com

Un bug empêche des Français de l’étranger de voter aux Législatives

 

Sur le site des Français.press

Vote en ligne, chaos et risques d'annulation

 

 

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2022: grande année électorale en France

Publié le par FrançaisduMonde.adfe.conesud

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